La situation semble revenue au calme à Niamey, selon les autorités nigériennes. Lors d’un entretien téléphonique avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le chef de l’État nigérien Abdourahamane Tiani a affirmé que l’ordre était rétabli après la mutinerie survenue dans la capitale.

L’appel est intervenu trois jours après les événements de la nuit du 28 au 29 août. Selon les informations communiquées, un groupe de soldats dissidents avait attaqué la base aérienne 101 ainsi que plusieurs secteurs sensibles de Niamey, plus précisément les environs de l’aéroport international Diori Hamani et du palais présidentiel. Des tirs et des explosions avaient été entendus pendant plusieurs heures. Les forces restées loyales au pouvoir ont finalement repris le contrôle des sites concernés. Plusieurs dizaines de militaires auraient ensuite été arrêtés après s’être retranchés dans le secteur de l’aéroport.
Le soutien d’Alger à Niamey
Au cours de leur échange, Abdelmadjid Tebboune a félicité Abdourahamane Tiani pour les efforts ayant permis, selon la présidence algérienne, de déjouer cette tentative de déstabilisation. Le président algérien a également réaffirmé la disponibilité de son pays à soutenir le Niger et ses institutions.
De son côté, Tiani a remercié l’Algérie pour son soutien. Les deux présidents ont également évoqué plusieurs dossiers de coopération entre leurs pays, tels que la sécurité aux frontières et la lutte contre le terrorisme.
Des interrogations encore sans réponse
Si Niamey assure désormais maîtriser la situation, plusieurs questions restent en suspens. Les autorités nigériennes n’ont pas encore communiqué l’identité précise des militaires impliqués ni leurs motivations. Aucun bilan détaillé de l’opération menée pour reprendre le contrôle des sites attaqués n’a également été rendu public. L’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Niger, le Mali et le Burkina Faso, avait condamné dès le samedi 29 août ce qu’elle a qualifié de « trahison par un groupe de soldats ». Elle avait salué la réaction des forces de défense nigériennes et appelé les populations à rester vigilantes face aux risques de désinformation.
Laura LEKE



















































