Les principales forces de l’opposition nigériane se réunissent ce lundi 31 août 2026 à Abuja pour tenter de définir une stratégie commune en vue de la présidentielle de 2027. Réunis à l’initiative du G-100, leurs représentants privilégient désormais la coopération entre partis plutôt que la désignation immédiate d’un candidat unique.

Durant deux jours, les forces de l’opposition nigériane se retrouvent à Abuja pour de discussions consacrées à la prochaine présidentielle. Parmi les personnalités attendues figurent Atiku Abubakar et Peter Obi, arrivés respectivement deuxième et troisième lors de la dernière présidentielle. Tous deux sont considérés comme des figures majeures de l’opposition au président sortant, Bola Ahmed Tinubu.
Cette nouvelle rencontre se veut toutefois comme une évolution dans la démarche engagée par les opposants. L’hypothèse d’un candidat unique, évoquée lors de précédentes concertations, semble désormais s’éloigner. L’objectif affiché est plutôt de parvenir à une coordination politique et programmatique susceptible de proposer une alternative au pouvoir en place. Autour de la table, plusieurs autres formations politiques doivent également prendre part aux échanges. Le Parti travailliste (LP) a cependant décliné l’invitation, estimant disposer des structures nécessaires pour mener seul la prochaine bataille électorale. Les discussions doivent aboutir à la création de cinq groupes de travail thématiques. Ces structures disposeront ensuite de quatre semaines pour élaborer des propositions communes, notamment sur les plans programmatique et stratégique. L’ambition est de faire émerger une alliance suffisamment solide pour peser face au camp présidentiel à l’approche du scrutin de 2027. Le processus reste néanmoins sans caractère contraignant. Les éventuels accords issus des travaux devront être approuvés par les différents partis avant toute mise en œuvre. Environ six mois avant la présidentielle, les forces d’opposition nigérianes tentent une nouvelle fois de rapprocher leurs positions, alors que la course électorale est déjà lancée.
Laura LEKE



















































