Le Bénin prend, pour un mois, les rênes du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. Depuis le 1er septembre 2026, le pays assure la présidence de cet organe chargé de prévenir et de gérer les conflits sur le continent. Il succède ainsi à l’Algérie, qui en avait assuré la direction durant le mois d’août.
Élu pour un mandat de trois ans au CPS, le Bénin y siège depuis avril 2026 et en assure désormais la présidence pour le mois de septembre. Son élection avait été actée le 11 février dernier à Addis-Abeba, aux côtés du Lesotho, du Gabon, du Maroc, de la Somalie et de l’Afrique du Sud. Pour Cotonou, cette présidence marque également un retour au sein de l’organe, après sa participation au mandat 2020-2022.
Cinq principales sessions au programme
Le calendrier provisoire établi pour septembre prévoit plusieurs réunions consacrées aux enjeux de paix et de sécurité. Une première session, consacrée à la situation en République centrafricaine, s’est tenue dès le 1er septembre. Les autres rendez-vous porteront sur des problématiques plus larges. La protection des enfants touchés par les conflits est notamment inscrite à l’agenda du 2 septembre. Le lien entre changement climatique et sécurité sera examiné le 18 septembre. Un autre temps fort est prévu le 23 septembre à New York, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Cette réunion au niveau des chefs d’État doit être consacrée au bon voisinage et à la lutte contre le terrorisme. Le calendrier prévoit également plusieurs rencontres consacrées aux femmes, à la paix et à la sécurité. Un séminaire ministériel est ainsi annoncé les 9 et 10 septembre à Cotonou. D’autres activités marqueront le Mois de l’amnistie africaine, les 14 et 15 septembre à Alger, ainsi que la Journée internationale de la paix, le 21 septembre.
*Des dossiers régionaux sensibles*

La réunion de haut niveau prévue à New York devrait permettre d’aborder plusieurs foyers de tension sur le continent. Les relations entre la République démocratique du Congo et le Rwanda figurent notamment parmi les situations susceptibles d’être évoquées. Les échanges devraient également porter sur les facteurs qui alimentent l’instabilité dans plusieurs régions africaines, notamment les difficultés de gouvernance et les activités économiques illicites liées au trafic d’armes. Le Comité des experts du CPS, chargé d’appuyer les travaux de l’organe, doit pour sa part tenir deux réunions au cours du mois afin de préparer les différentes échéances.
*Une présidence d’un mois*
Créé en 2002 en remplacement de l’ancien Organe central de l’OUA, le CPS compte quinze membres. Cinq sont élus pour trois ans et dix pour deux ans, selon un système destiné à assurer une rotation régulière tout en maintenant une continuité dans les travaux. La présidence du Bénin ne s’étendra que sur le mois de septembre. Elle intervient néanmoins à un moment où plusieurs crises continuent de mobiliser l’Union africaine, notamment au Soudan et dans la Corne de l’Afrique.
Pendant cette courte période, Cotonou devra donc conduire les travaux du Conseil, organiser les échanges entre ses membres et contribuer à faire avancer les dossiers inscrits à l’agenda continental en matière de paix et de sécurité.
Laura LEKE




















































