Une semaine après la tentative de mutinerie survenue à Niamey, les autorités nigériennes livrent de nouveaux éléments sur les événements. Le Conseil des ministres réuni vendredi 4 septembre 2026 évoque notamment l’identification d’un présumé cerveau de la tentative de déstabilisation et reconnaît officiellement, pour la première fois, la mort de civils lors des affrontements.

Réuni sous la conduite du gouvernement nigérien, le conseil des ministres a consacré une large partie de ses travaux aux événements survenus une semaine auparavant dans la capitale. Les autorités ont réaffirmé leur lecture des faits et renouvelé leurs accusations contre la France, qu’elles soupçonnent d’avoir soutenu ou encouragé la tentative de mutinerie avec l’appui de complicités locales.
Paris rejette catégoriquement ces accusations. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, cité par RFI, les a qualifiées de « pures fantaisies ». Le gouvernement nigérien met également en cause certains « frères africains », auxquels il reproche d’avoir servi de relais à des opérations de déstabilisation attribuées à la France. Ces accusations n’ont, à ce stade, pas été publiquement accompagnées d’éléments permettant d’en établir la véracité.
Des civils morts lors des affrontements
Le compte rendu du conseil des ministres apporte par ailleurs une précision importante sur le bilan des affrontements. Les autorités reconnaissent officiellement la mort de civils et adressent leurs vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées. La tentative de mutinerie avait éclaté autour d’une importante base aérienne de Niamey. Les forces restées fidèles au pouvoir avaient finalement repris le contrôle du site. Des sources citées par Reuters avaient rapporté la participation de membres de l’Africa Corps russe aux opérations de reprise de la base.
Une semaine après les événements
le général Abdourahamane Tiani, dirigeant du Niger, n’a toujours pas pris publiquement la parole. Son silence intervient alors que les autorités s’emploient à afficher un retour au calme dans la capitale.
Niamey a, dans le même temps, salué le soutien du Mali et du Burkina Faso, ses partenaires au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que celui de l’Algérie et de la Russie. Les autorités nigériennes n’excluent enfin pas de saisir la justice internationale contre les personnes ou acteurs qu’elles accusent d’avoir participé à la tentative de déstabilisation.
Laura LEKE





















































