La Cour des comptes gabonaise veut accélérer le recouvrement de 1 700 milliards de francs CFA dus à l’État, soit environ 3 milliards de dollars. L’annonce a été faite au début du mois de septembre 2026. Près de 600 personnes et entreprises sont concernées par ces sommes, qui font l’objet de décisions de justice. Certaines créances remontent à près de vingt ans et demeurent encore impayées ou seulement partiellement réglées.

Les montants réclamés sont liés à des irrégularités relevées dans la gestion de fonds publics. Des ministres, des maires, des présidents d’assemblées départementales, mais aussi des comptables publics et des ordonnateurs de crédits figurent parmi les personnes concernées. Des entreprises privées sont également visées, notamment dans des dossiers portant sur des fonds reçus pour des travaux ou des prestations qui n’auraient pas été réalisés conformément aux engagements. Lorsqu’une personne est déclarée « en débet », elle doit rembourser sur ses propres ressources les sommes dont elle a été reconnue responsable. Selon la Cour des comptes, cette obligation peut, dans certaines situations, se poursuivre au-delà du débiteur initial. La juridiction financière a fixé au 7 octobre 2026 la date limite pour régulariser les dossiers. Le délai, ouvert depuis le 7 septembre, laisse donc un mois aux personnes et entreprises concernées pour s’acquitter des sommes réclamées.
Des poursuites possibles
À l’issue de cette période, les dossiers qui resteront sans règlement pourraient être transmis à la justice répressive. Les personnes concernées pourraient être poursuivies devant la Cour criminelle spéciale et encourir des peines d’emprisonnement, selon la Cour des comptes.























































