Ce week-end, les Amazones U20 du Bénin rentreront de Pologne, où elles ont participé à la 12ᵉ édition de la Coupe du monde de la catégorie. Pour leur première participation à une telle compétition, les joueuses d’Abdoulaye Ouzérou avaient fait bonne impression lors de leur entrée en lice, il y a quelques jours, en arrachant un nul jugé précieux face au Mexique.
Mais lors de leur deuxième sortie, contre l’Argentine, qui avait pourtant perdu son premier match face au pays hôte, la Pologne, Romaine Gandonou et ses coéquipières sont complètement passées à côté de leur match et se sont lourdement inclinées sur le score sans appel de 8-0.
Un résultat qui a surpris bon nombre d’observateurs sportifs, au vu de ce que les Amazones avaient démontré quelques jours plus tôt. En tout cas, ils étaient nombreux à penser que, face à l’Argentine, le Bénin pouvait s’en sortir avec un peu plus d’efforts. Mais c’était sans compter sur la solidité, la détermination de l’équipe argentine et surtout l’efficacité de ses attaquantes.
Pour leur dernier match, ce vendredi, les supporters béninois espéraient que les Amazones se relèvent pour une qualification au tour suivant. Hélas, elles ont été battues par la Pologne, 4 buts à 1. Au total, en trois rencontres, les Amazones U20 ont marqué 3 buts contre 14 encaissés.

On comprend donc que la réalité des grandes compétitions internationales est tout autre. Les Béninoises et l’encadrement technique ont certainement appris de cette contre-performance et sauront tirer les leçons de cette participation qui, quoi qu’on puisse en dire, n’aura pas été volée.
Certes, l’expédition polonaise a été un dur apprentissage, mais les jeunes Amazones doivent l’accepter, se mettre dès à présent au travail, garder la tête haute et continuer à croire en leurs capacités.
Une chose est sûre : le football féminin a de beaux jours devant lui au Bénin et seule la poursuite de la dynamique actuelle pourra garantir cette progression. Avec l’ouverture prochaine du Centre d’excellence de Lokossa, nouvellement construit, la formation d’un vivier pour le football féminin va certainement prendre davantage d’ampleur. Le pays pourra ainsi compter sur des dizaines de joueuses talentueuses, capables, à terme, de constituer des équipes nationales compétitives et de rivaliser avec les grandes nations du football féminin.
L. T.























































