Luiz Inácio Lula da Silva a déjoué les pronostics en remportant ce dimanche 25 octobre 2026, un quatrième mandat présidentiel face au conservateur Flávio Bolsonaro. Une victoire historique du vétéran de la gauche brésilienne, déjà contestée par son adversaire, qui dénonce des fraudes et réclame l’annulation du scrutin.
Cette victoire permet au Brésil de rester parmi les rares bastions progressistes d’Amérique latine, alors que plusieurs pays de la région, notamment l’Argentine et le Chili, ont connu une progression des forces conservatrices soutenues par le président américain Donald Trump.
Avec 51,8 % des suffrages contre 48,2 % pour le sénateur Flávio Bolsonaro, Lula, qui doit fêter ses 81 ans ce mardi, a réussi une remontée spectaculaire. Il a recueilli 4,4 millions de voix de plus que son adversaire, alors qu’il avait été devancé au premier tour par le fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné pour tentative de coup d’État.
S’exprimant depuis São Paulo, le président réélu a salué la mobilisation des électeurs en faveur de la démocratie. « Les Brésiliens sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie », a-t-il déclaré.

Lula a également exprimé sa gratitude envers « la générosité de la jeunesse brésilienne ». De nombreux jeunes sont en effet descendus dans les rues et se sont mobilisés sur les réseaux sociaux pour soutenir sa candidature et favoriser ce que les Brésiliens appellent une « virada », à l’image d’un retournement de situation dans un match de football.


































































