L’Espagne est confrontée à l’une des plus graves catastrophes ferroviaires de son histoire récente. Au moins 69 personnes ont perdu la vie et 108 autres ont été blessées dans la collision de deux trains à grande vitesse survenue le mercredi 28 octobre 2026, en Castille-La-Manche, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid. Face à l’ampleur du drame, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national, du jeudi au samedi.

L’accident s’est produit dans la matinée, lorsqu’un train de la compagnie publique Renfe a percuté une rame de la compagnie privée Iryo, immobilisée sur la voie. Le choc a provoqué d’importants dégâts et mobilisé les services de secours durant plusieurs heures. Parmi les 108 blessés recensés par les autorités, 58 étaient encore hospitalisés jeudi.
Les premières explications communiquées par le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, orientent les investigations vers un dysfonctionnement du système de signalisation. Selon ses déclarations, une panne avait entraîné l’arrêt automatique de six trains présents dans la zone, dont les deux rames impliquées dans la collision. Le centre de contrôle aurait ensuite autorisé le redémarrage du train de Renfe. Une décision qualifiée d’« erronée » et d’« inexplicable » par le ministre.
La rame aurait parcouru environ 25 kilomètres en une quinzaine de minutes avant de heurter le train Iryo, resté à l’arrêt. Les circonstances précises de cette autorisation et les éventuelles défaillances dans la chaîne de sécurité restent à établir. Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités. Sur le terrain, les opérations de recherche se sont poursuivies pendant la nuit. Les équipes de secours ont fouillé les débris métalliques à la recherche d’éventuelles autres victimes. Face à la difficulté d’identifier certains corps, la Garde civile a ouvert quatre bureaux à Madrid, Tolède, Cordoue et Séville afin de recueillir des échantillons d’Adn auprès des proches. Des centres de don de sang ont aussi été mobilisés dans les régions concernées.
Cette nouvelle catastrophe sur réseau ferroviaire espagnol intervient moins d’un an après un autre accident qui avait coûté la vie à 46 personnes. Le gouvernement de Pedro Sánchez fait désormais face à des critiques sur la gestion des infrastructures et les dispositifs de prévention des accidents. Dans les localités proches du lieu du drame, les familles des passagers attendent encore des informations sur leurs proches, tandis que les autorités poursuivent les opérations d’identification. Le pays observe trois jours de recueillement, dans l’attente des conclusions de l’enquête.
Laura LEKE




































































