Face au risque d’introduction du virus Ebola sur son territoire, le Cameroun déploie un dispositif préventif de 90 jours. Présentée le 28 octobre 2026 à Yaoundé, cette feuille de route doit renforcer la surveillance sanitaire, préparer les équipes d’intervention et garantir une réponse rapide en cas de détection d’un cas. Le programme couvre la période du 2 novembre 2026 au 31 janvier 2027.
La stratégie a été dévoilée lors de la deuxième réunion du comité chargé de préparer le pays au risque d’importation de cas d’Ebola. La rencontre, présidée par le ministre de la santé publique, a réuni les partenaires et les représentants des secteurs concernés. Les autorités entendent ainsi anticiper une éventuelle introduction du virus, dans un situation de vigilance accrue après la détection d’un cas au Nigeria voisin. Le dispositif prévoit une mobilisation à l’échelle nationale. Toutes les régions du pays sont concernées, avec l’appui de 13 points focaux issus de différentes administrations. La coordination des interventions, la surveillance épidémiologique et l’investigation des cas suspects figurent parmi les principaux axes retenus. Les autorités prévoient aussi de renforcer les équipes d’intervention rapide, les capacités de diagnostic en laboratoire et les structures de prise en charge. La prévention et le contrôle des infections, de même que la communication sur les risques sanitaires, complètent les mesures annoncées. Une attention particulière sera accordée aux frontières terrestres avec le Nigeria et aux aéroports internationaux. L’objectif est de détecter rapidement tout cas suspect, de procéder à son isolement, de confirmer le diagnostic et d’assurer sa prise en charge.

Le financement du plan repose sur trois composantes : la préparation, la réserve d’alerte et la réserve de réponse. Cette organisation doit faciliter la mobilisation des ressources et permettre aux autorités de disposer des moyens nécessaires en cas d’urgence. La période de mise en œuvre doit ainsi servir à rendre le dispositif opérationnel face à une menace sanitaire qui exige une coordination étroite entre les services de santé et les administrations concernées.
Laura LEKE




































































