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Actualité Justice

Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme: un faux agent des impôts poursuivi pour escroquerie et usurpation d’identité

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a examiné, jeudi 2 juillet 2026, le dossier d’un prévenu âgé d’une trentaine d’années poursuivi pour usurpation de titre et escroquerie. Il est accusé d’avoir pris l’identité d’un agent de la Direction générale des impôts( Dgi) pour soutirer de l’argent à plusieurs victimes. L’affaire a été renvoyée au 27 août 2026 pour la suite de la procédure.

Selon les éléments présentés à l’audience, le prévenu aurait contacté plusieurs usagers en se faisant passer pour un receveur des impôts. Il leur réclamait de l’argent sous divers prétextes, notamment une prétendue panne de véhicule. Dans certains cas, il aurait également exercé des pressions en menaçant des chefs d’entreprise de fermeture administrative. La direction générale des impôts a indiqué que plusieurs victimes avaient signalé ces agissements, permettant l’ouverture d’une enquête par la brigade criminelle. Le numéro utilisé par le suspect aurait ainsi conduit à son identification puis à son interpellation.

À la barre, le mis en cause a reconnu les faits. Il a déclaré avoir obtenu environ 40 000 Fcfa à travers plusieurs petits versements, sans apporter davantage de précisions sur le mode opératoire ou l’origine de ses contacts.

La Dgi s’est constituée partie civile, estimant que cette affaire a porté atteinte à son image. Le tribunal a toutefois demandé une formulation plus précise des demandes et a ordonné la convocation de l’Agent judiciaire de l’État (Aje), représentant des intérêts publics dans ce dossier. Il est également apparu au cours de l’audience qu’un commissaire de police figure parmi les plaignants.

Le dossier a été renvoyé au 27 août 2026 pour la poursuite des débats, en présence des différentes parties concernées.

Laura LEKE

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Actualité International

Gabon: le consul général à Paris suspendu et rappelé à Libreville

Le gouvernement gabonais a décidé de suspendre le consul général du Gabon à Paris, Jean-Rémy Maganga-Nzamba. La mesure a été notifiée dans un courrier officiel signé du Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Valentin Loemba Bayonne, et daté du 3 juillet 2026.

Dans cette correspondance, il est demandé au diplomate de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de son retour au Gabon. Les autorités précisent que les modalités de transport seront communiquées ultérieurement, de manière diligente. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur les motifs ayant conduit à cette suspension. Pour l’heure, les autorités gabonaises n’ont pas rendu publiques les raisons de cette décision administrative.

Il convient de notifier, que le consul général concerné dirigeait la représentation diplomatique du Gabon en France, basée dans le 16e arrondissement de Paris, une mission stratégique en raison de l’importance de la diaspora gabonaise et des relations bilatérales entre les deux pays. Toutefois cette suspension est intervenue sans annonce préalable, et s’inscrit dans une décision administrative immédiate. Le dossier reste, à ce stade, sans explication officielle complémentaire. Les autorités gabonaises n’ont pas indiqué si une procédure disciplinaire ou une enquête interne accompagnera ce rappel.

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Actualité International

Mali : Plusieurs positions de l’armée visées par des groupes armés, le retour au calme annoncé par les autorités

Plusieurs localités du Mali ont été simultanément attaquées le samedi 4 juillet 2026 par des groupes armés. L’armée affirme avoir repris le contrôle des zones ciblées après des opérations terrestres et aériennes coordonnées.

Le Mali a connu, samedi 4 juillet 2026, une série d’attaques simultanées visant plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMa) dans différentes régions du pays, notamment au nord, au centre et au sud. Les hostilités ont débuté aux premières heures de la matinée, aux environs de 5 heures GMT, selon les autorités militaires. Plusieurs localités, dont Aguel-Hoc, Anéfis, Gao, Sévaré et Kéniéroba, ont été ciblées par des groupes armés.

Dans un communiqué, l’État-major général des armées a indiqué que les forces maliennes, appuyées par leurs partenaires, ont engagé une réponse coordonnée combinant opérations terrestres et appuis aériens. Les autorités assurent que la situation est désormais « totalement sous contrôle ».

À Sévaré, les forces armées affirment avoir neutralisé une vingtaine d’assaillants se déplaçant à moto et à bord de véhicules armés. À Gao, les combats ont coûté la vie à un militaire et fait quatre blessés dans les rangs des FAMa. L’armée fait également état de la neutralisation de six combattants et de la destruction d’un véhicule utilisé lors des attaques. Une prison a par ailleurs été prise pour cible à Kéniéroba. Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan concernant cet incident spécifique.

Après les affrontements, des opérations de ratissage ont été lancées afin de sécuriser durablement les zones concernées et de traquer d’éventuels groupes encore actifs. L’État-major assure que toutes les positions attaquées ont été reprises et réaffirme la poursuite des opérations sur l’ensemble du territoire. Des groupes armés affiliés à Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest, ainsi que des éléments du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont revendiqué ces attaques, affirmant avoir atteint leurs objectifs. Les autorités militaires maliennes, de leur côté, maintiennent que la situation est sous contrôle et que la riposte se poursuit afin de stabiliser les zones touchées.

Laura LEKE

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Actualité Politique

Première mandature du Sénat: Louis Vlavonou quitte l’Assemblée nationale et rejoint la chambre haute

Louis Vlavonou a officiellement renoncé à son mandat de député afin de siéger au Sénat. Ce choix, rendu nécessaire par l’incompatibilité entre les deux fonctions, met fin à plus de deux décennies de présence au parlement et ouvre un nouveau chapitre de sa carrière politique.

Ex-président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a choisi de poursuivre son parcours au sein de la première mandature du Sénat béninois. Selon des informations relayées par La Nation, il a déposé, le jeudi 2 juillet 2026, sa lettre de démission de son mandat de député auprès du président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou. Cette décision met un terme aux interrogations suscitées depuis sa désignation comme sénateur. En effet, en vertu des dispositions en vigueur, les fonctions de député et de sénateur ne peuvent être exercées simultanément, obligeant ainsi l’ancien président du parlement à faire un choix.

Son parcours…

 Élu député pour la première fois en 2003, il n’avait toutefois pas siégé lors de cette première élection, préférant poursuivre sa carrière au sein de la douane béninoise. Il retrouvera l’hémicycle à partir de la législature issue des élections de 2007, avant d’y exercer sans interruption jusqu’en 2026. Au cours de ce parcours, il a notamment dirigé l’Assemblée nationale pendant six ans, huit mois et vingt-deux jours, à la tête des 8ᵉ et 9ᵉ législatures. Cette longévité fait de lui l’un des parlementaires les plus expérimentés du pays. Le Colonel des douanes à la retraite, Louis Vlavonou mettra désormais son expérience au service du Sénat, dont les membres ont été nommés en conseil des ministres le 1ᵉʳ juillet dernier.

L’installation officielle de la nouvelle institution est attendue dans les prochains jours. Selon les mêmes sources, la cérémonie devrait se tenir au siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, après le retour au pays de deux sénateurs actuellement à l’étranger, et avant les célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, le 1ᵉʳ août.

Laura LEKE

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Actualité Diplomatie

Diplomatie bilatérale : le Bénin et l’Angola renforcent leur coopération

Le Bénin et l’Angola ont posé, samedi 4 juillet 2026 à Cotonou, les bases d’un renforcement de leur coopération bilatérale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la première session des consultations diplomatiques et politiques entre les deux pays.

Renforcer le dialogue politique et approfondir la coopération entre le Bénin et l’Angola dans plusieurs secteurs stratégiques, tel est l’objectif de cette rencontre de haut niveau. Les travaux ont été coprésidés par la ministre béninoise des affaires étrangères, chargée de l’intégration des Afrodescendants, Corinne Amori Brunet, et le ministre angolais des relations extérieures, Tété Antonio. Cette session a été l’occasion pour les deux États de réaffirmer la qualité de leurs relations d’amitié et de coopération, fondées sur une histoire commune de solidarité et une volonté partagée de renforcer l’intégration africaine. Les deux parties ont également exprimé leur volonté d’ouvrir un nouveau chapitre de leur partenariat, en plaçant l’action, les résultats et les intérêts mutuels au cœur de leur coopération.

Au cours des échanges, les deux délégations ont procédé à un état des lieux de la coopération bilatérale et abordé plusieurs questions régionales, africaines et internationales d’intérêt commun. Elles ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme, au dialogue, au règlement pacifique des différends ainsi qu’au renforcement de la coopération au sein des organisations régionales et thématiques africaines. Les deux pays se sont accordés sur la nécessité de dynamiser davantage leur partenariat. Aux côtés du commerce, des investissements, de l’agriculture, de la culture et du tourisme mémoriel, ils entendent également développer leur coopération dans le domaine de la connectivité aérienne. Les deux parties se sont en outre engagées à promouvoir, sur une base de réciprocité, le renforcement des capacités linguistiques de leurs cadres et hauts fonctionnaires, ainsi que la formation des diplomates. Elles ont par ailleurs souligné le potentiel de leur partenariat pour impulser de nouvelles dynamiques de coopération au sein de l’espace atlantique, en valorisant les liens historiques, culturels et humains qui unissent leurs peuples et les communautés afrodescendantes.

La rencontre a également enregistré la participation du ministre béninois du tourisme et du commerce extérieur, chargé de l’industrie, de l’Intégration africaine et de la promotion de l’investissement privé, Olushegun Adjadi Bakari.

 

En marge des consultations, les deux ministres ont procédé à l’échange du texte final de l’accord relatif aux services aériens entre le Bénin et l’Angola. Ils sont convenus de procéder à sa signature dans les meilleurs délais. Cet accord vise à renforcer la connectivité entre les deux pays, à promouvoir les échanges économiques et commerciaux et à faciliter la mobilité des personnes.

Les deux parties ont enfin décidé de franchir une nouvelle étape dans leur coopération avec la tenue, à Luanda en 2027, de la première session de la grande commission mixte de coopération et de la deuxième session des consultations diplomatiques et politiques.

Par ailleurs, dans la continuité des échanges, le ministre angolais des Relations extérieures s’est rendu dans l’après-midi à Ouidah, où il a découvert le patrimoine culturel et mémoriel du Bénin, témoin de l’histoire partagée entre les deux nations.

Laura LEKE

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Actualité

Médias au Bénin: la ministre de la communication échange avec les acteurs du secteur

La ministre de la Communication, en charge des Médias, Aurélie I. Adam Soule Zoumarou a engagé le vendredi 3 juillet, une série de concertations avec les principaux acteurs de l’écosystème médiatique béninois. Cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la crédibilité, la performance et la production de contenus valorisant l’image du Bénin.

La première journée d’échanges a été marquée par une série de rencontres tenues au ministère. La ministre a successivement reçu les représentants du Conseil National du Patronat de l’Audiovisuel (Cnpa), de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (Upmb) ainsi que de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (Odem). Les échanges ont permis de passer en revue les mutations profondes que traverse le secteur des médias, ainsi que les défis structurels et professionnels auxquels font face les acteurs du domaine.

Au cours des échanges, des pistes de solutions susceptibles d’améliorer la qualité des productions médiatiques, la viabilité économique des entreprises de presse et l’innovation dans un environnement en constante évolution ont également porté. Les préoccupations des professionnels, ainsi que leurs propositions, en vue de bâtir un cadre plus structuré, plus résilient et davantage tourné vers le développement ont été recensées.

Vers une vision partagée des réformes

Cette série de concertations ne s’arrête pas à cette première journée. Elle se poursuivra dans les prochains jours avec d’autres acteurs du secteur médiatique national. L’objectif affiché est de parvenir à une vision commune des réformes et des actions à mettre en œuvre pour l’avenir des médias béninois.

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Actualité

Découverte de faux billets dans le Plateau : un couple uni par l’amour et le crime au cœur d’une affaire de contrefaçon

Une opération de police menée dans la soirée du samedi 27 juin 2026 dans le village de Daagba, arrondissement de Banigbé, a conduit à l’interpellation d’un couple et à la découverte d’une importante quantité de faux billets de banque. L’intervention, initialement ciblée contre un ghetto de consommation de chanvre indien, a pris une tournure inattendue avec la saisie d’une somme contrefaite estimée à 3 770 000 francs CFA.

Selon les informations recueillies, les éléments du commissariat de Banigbé ont investi les lieux aux environs de 22 heures, sur la base de renseignements jugés fiables. À leur arrivée, plusieurs occupants du ghetto ont pris la fuite, abandonnant sur place un sexagénaire et son épouse, incapables d’échapper au dispositif policier. Si la mission initiale portait sur la lutte contre les produits psychotropes, la perquisition a permis de mettre au jour des billets soupçonnés d’être faux, soigneusement dissimulés dans la concession. La découverte a immédiatement élargi le champ de l’enquête vers un possible réseau de fausse monnaie.

Face aux enquêteurs, les deux personnes interpellées ont tenté de justifier la provenance des billets. Elles affirment les avoir obtenus auprès d’un certain « Papa Titi », en échange d’une somme de 400 000 francs CFA. Une version fragilisée par un élément majeur : le présumé fournisseur serait décédé depuis environ un an, selon les premiers recoupements.Le couple a été conduit au commissariat de Banigbé et placé en garde à vue. Les faux billets ont été saisis et placés sous scellés comme pièces à conviction. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’origine exacte de cette opération de contrefaçon et d’éventuelles ramifications.

Laura LEKE

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Actualité SOCIETE

Vandalisme du réseau électrique : la SBEE alerte sur un fléau aux lourdes conséquences

Transformateurs éventrés, câbles dérobés, coffrets vandalisés… La Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des actes de vandalisme visant ses installations. Au-delà des pertes matérielles, l’entreprise met en garde contre les risques pour les populations, les perturbations de la fourniture d’électricité et le ralentissement des investissements destinés à renforcer le réseau.

Pour l’entreprise, chaque équipement dégradé ou volé dépasse le simple cadre d’un acte de destruction. « Le vandalisme, c’est du vol », affirme Paterne Affo, directeur technique adjoint du réseau intérieur de la Zone Nord. Selon lui, les installations ciblées appartiennent à l’ensemble de la nation et leur détérioration pénalise directement les populations.

 Les transformateurs figurent parmi les infrastructures les plus ciblées par les vandales. Essentiels à l’acheminement de l’électricité vers les consommateurs, ils sont fréquemment démontés pour le cuivre qu’ils renferment. Les câbles électriques, les poteaux métalliques ainsi que les coffrets de distribution sont également visés par les auteurs de ces actes.

Les conséquences sont immédiates. Lorsqu’un transformateur est vandalisé ou qu’un câble est sectionné, des quartiers entiers peuvent être privés d’électricité pendant plusieurs heures, voire plusieurs semaines selon l’ampleur des dégâts. Cette situation affecte les ménages, les commerces, les ateliers de production, les établissements scolaires, les administrations publiques et, plus préoccupant encore, les centres de santé dont plusieurs équipements dépendent d’une alimentation électrique continue. Au-delà des coupures, la SBEE attire également l’attention sur les risques sécuritaires. Les personnes qui s’attaquent aux installations s’exposent à des électrocutions parfois mortelles. Les populations riveraines peuvent aussi être victimes d’accidents provoqués par des équipements endommagés, notamment des incendies, des explosions ou des surtensions. L’entreprise cite notamment le cas d’un transformateur ayant explosé à Nikki après avoir été dégradé. En ce qui concerne le vandalisme, il représente par ailleurs une lourde charge financière. Chaque intervention de réparation mobilise des ressources humaines, du matériel et des moyens financiers qui auraient pu être consacrés à l’extension ou à la modernisation du réseau. D’après la SBEE, ces dépenses retardent le raccordement de nouveaux abonnés et freinent les investissements destinés à améliorer durablement l’accès à l’électricité.

Pour faire face à ce phénomène, la société mise sur la vigilance citoyenne. Elle rappelle que ses agents sont identifiables grâce à leurs tenues, leurs badges professionnels et les véhicules de service. Toute présence suspecte autour d’une installation électrique doit être signalée sans délai aux forces de sécurité ou au centre d’appels de la SBEE, joignable au 7302. Elle insiste à travers cet appel, sur le rôle de chaque citoyen dans la préservation des infrastructures électriques. Pour l’entreprise, protéger le réseau, c’est préserver un patrimoine commun indispensable au quotidien des populations et au développement économique du Bénin.

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Actualité International

Nouvelle nuit de frappes entre l’Ukraine et la Russie: le bilan humain s’alourdit

Une nouvelle nuit de violences a endeuillé l’Ukraine et la Russie. Des frappes russes ont fait plusieurs victimes civiles en Ukraine, tandis que des attaques ukrainiennes menées sur le territoire russe ont également causé des pertes humaines. Cette nouvelle escalade a eu lieu au lendemain d’une attaque d’une ampleur exceptionnelle contre Kiev, sur fond d’impasse des négociations entre les deux camps.

Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 juillet, les hostilités se sont poursuivies avec de nouvelles frappes meurtrières des deux côtés du front. En Ukraine, une attaque de drones russes a frappé la ville de Romny, dans la région de Soumy, faisant quatre morts, dont un enfant de moins de deux ans. Trois autres personnes ont également été blessées après qu’un immeuble résidentiel a été touché et qu’un incendie s’est déclaré.

Dans le même temps, les autorités russes ont annoncé plusieurs attaques ukrainiennes contre des régions frontalières. À Belgorod, une habitante a perdu la vie lors d’une frappe ayant également endommagé des infrastructures civiles, provoquant des coupures d’eau et d’électricité. Dans la région de Briansk, un homme a été tué et deux autres blessés dans des attaques de drones, selon les autorités locales.

Par ailleurs, à Tokmak, une ville du sud de l’Ukraine sous contrôle de Moscou, une frappe ukrainienne a fait au moins cinq morts, d’après les autorités d’occupation russes. Le ministère russe de la défense affirme également avoir intercepté, au cours de la nuit, 155 drones ukrainiens au-dessus de plusieurs régions russes ainsi que de la Crimée annexée. Cette nouvelle flambée de violences intervient moins de vingt-quatre heures après la plus importante attaque aérienne russe menée contre Kiev depuis le début de l’invasion en février 2022. Selon les services de secours ukrainiens, ce bombardement massif a fait au moins 30 morts et plus de 90 blessés. L’armée de l’air ukrainienne indique que près de 500 drones et plus de 70 missiles avaient été lancés au cours de cette offensive, dont une grande partie aurait été interceptée.

À Kiev, les équipes de secours poursuivent les recherches dans les immeubles effondrés, tandis que plusieurs personnes sont toujours portées disparues. Les autorités municipales recommandent également aux habitants de limiter leurs déplacements en raison de la forte pollution de l’air provoquée par les incendies.

Face à cette intensification des combats, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a assuré que son pays continuerait de répondre aux attaques russes. Moscou, de son côté, a fait savoir qu’il poursuivrait ses opérations militaires. Pendant ce temps, les efforts diplomatiques restent sans avancée significative. Malgré plusieurs cycles de discussions menés sous médiation américaine, aucun progrès concret n’a été enregistré, laissant entrevoir la poursuite d’un conflit qui continue de faire de nombreuses victimes civiles des deux côtés de la frontière.

Laura LEKE

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Actualité SOCIETE

Lutte contre les trafics illicites :la police républicaine met fin aux activités présumées d’une boutique à Godomey

Une opération menée par la police républicaine à Godomey magasin a conduit au démantèlement d’une boutique suspectée de servir de point de vente de produits psychotropes. Sept personnes ont été interpellées et plusieurs produits prohibés saisis. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur les activités du réseau présumé.

L’opération a été menée à la suite de renseignements recueillis par les services de police. Selon les informations disponibles, le commerce appartiendrait à un individu actuellement en détention et serait, depuis lors, géré par son enfant. Au cours de la descente, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de sept personnes présentes sur les lieux. Les fouilles menées dans la boutique ont permis la saisie de plusieurs produits psychotropes prohibés, d’une importante quantité de paquets de cigarettes de diverses marques, de graines de chanvre indien déjà conditionnées ainsi que de nombreux emballages.

Les sept suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils restent à la disposition du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, qui appréciera les suites judiciaires à donner au dossier.

Laura LEKE

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