L’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC) tire la sonnette d’alarme face à une recrudescence de tentatives d’escroquerie visant les artistes béninois. Dans un communiqué en date du 30 juillet 2025, l’institution dénonce les agissements d’individus malintentionnés se faisant passer pour des représentants de l’ADAC ou du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, dans le but d’extorquer de l’argent aux artistes.
Ces usurpateurs ciblent notamment les artistes programmés lors des événements culturels officiels, leur promettant des prestations en échange de paiements frauduleux. L’ADAC rappelle avec fermeté qu’elle ne mandate aucun intermédiaire pour la programmation ou la rémunération des artistes, qui se fait directement entre l’institution et les artistes ou leurs agents dûment désignés.
Face à cette situation, le Directeur Général William Codjo exhorte les auteurs de ces pratiques illégales à y mettre immédiatement fin, sous peine de poursuites judiciaires. L’ADAC réaffirme son engagement à garantir un cadre transparent, équitable et sécurisé pour les acteurs culturels du Bénin.
Le Bénin renforce sa riposte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques. Une Commission nationale dédiée vient d’être officiellement installée pour conduire une action concertée, innovante et pérenne.
C’est un tournant décisif que le pays amorce dans la protection des droits des créateurs. Ce mardi 20 mai 2025, le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts à Cotonou a accueilli la cérémonie d’installation de la Commission nationale de lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques, sous l’égide du ministre Jean-Michel Abimbola. Cette initiative témoigne de la ferme volonté du Gouvernement de défendre les intérêts des auteurs, compositeurs, écrivains et artistes en général, confrontés au fléau grandissant de la contrefaçon.
Aux côtés du ministre, les principaux acteurs du secteur étaient présents : le Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (BUBEDRA), la Bibliothèque nationale du Bénin (BnB), l’Agence de développement des arts et de la culture (ADAC), ainsi que le Conseil national des organisations d’artistes (CNOA). Tous ont affiché leur détermination à œuvrer de concert.
Dans son allocution, Jean-Michel Abimbola a dénoncé un phénomène aggravé par la dématérialisation des œuvres, qui prive les artistes de leurs revenus légitimes. « Un droit sans réparation n’est qu’une illusion », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation rigoureuse, cohérente et résolument stratégique.
Le Directeur général du BUBEDRA, Cocou Eugène Aballo, a, pour sa part, dressé un état des lieux alarmant, exposant les grandes étapes du processus ayant abouti à la création de cette commission, tout en insistant sur l’urgence de l’action.
Dotée d’un mandat étendu, la Commission est chargée d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre la piraterie, de coordonner les actions au niveau départemental, de sensibiliser les professionnels et le grand public, et de collaborer avec les plateformes numériques pour faire retirer les contenus illicites.
Le Gouvernement prévoit également de s’appuyer sur des technologies avancées notamment les empreintes numériques et l’intelligence artificielle pour détecter, signaler et sanctionner efficacement les violations des droits d’auteur sur Internet.
Un pilier de la politique culturelle nationale
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de réforme enclenchée depuis 2016 pour structurer l’écosystème culturel : mécanismes de financement, professionnalisation du secteur, refonte du statut de l’artiste… Autant de chantiers que la piraterie menace de fragiliser, a souligné le ministre.
En qualifiant les membres de la Commission de « sentinelles de la création», Jean-Michel Abimbola les a appelés à faire preuve de rigueur, d’intégrité et de constance. Il s’agit, selon lui, de préserver un secteur stratégique, source de richesse, d’emplois et d’affirmation identitaire.
Avec l’installation de cette commission, le Bénin se dote d’un instrument essentiel pour bâtir un écosystème culturel équitable, résilient et résolument tourné vers l’avenir.
Figure emblématique de la scène urbaine béninoise des années 2000, Wilfried E. Mignon, alias Willy Mignon, a tiré sa révérence ce 4 février 2025 à Ouagadougou. Auteur-compositeur, interprète et créateur de la danse Noudjihou, il laisse derrière lui un héritage musical inoubliable.
Sa disparition plonge le monde artistique dans le deuil, mais son œuvre continue de vibrer au rythme des cœurs qu’il a marqués.
Réaction officielle des autorités
Willy est entré dans l’éternité !Nous avons appris avec une profonde tristesse et un immense regret la disparition prématurée de Wilfried E. Mignon plus connu sous le nom de WillyMignon.
Le décès est survenu ce 4 février 2025 à Ouagadougou où il travaillait.Auteur, compositeur, interprète, arrangeur et créateur de la danse Noudjihou, Willy Mignon incarne une figure emblématique de la première génération d’artistes urbains des années 2000 au Bénin. Ses morceaux aux rythmes chaloupés, porteurs d’une énergie unique, ont marqué toute une époque et inspiré beaucoup d’autres talents.
Le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts exprime ses sincères condoléances à la famille de l’artiste et à ses proches. Ce douloureux deuil touche l’ensemble de la communauté des créateurs qui perd l’un de ses talents.
Comme on le dit souvent, l’œuvre de l’esprit défie le temps, et à travers ses créations, Willy Mignon restera à jamais présent dans nos mémoires.Inspire toi de ce communiqué pour produire un chapeau et un titre accrocheur
Le monde de la musique béninoise est en deuil. L’artiste Willy Mignon, connu pour son célèbre titre Noudjiwou, est décédé ce mardi 4 février 2025 à l’hôpital Yalgado de Ouagadougou, au Burkina Faso, des suites d’une courte maladie.
Résidant à Ouagadougou, l’artiste travaillait comme manager au maquis Royaume des Stars de Pissy. Selon Chrisvalain Anthelme Tete, un proche vivant au Burkina Faso, la famille de Willy Mignon n’avait pas encore été informée de son décès au moment de l’annonce.
La disparition soudaine de cet artiste talentueux a plongé la communauté musicale et ses admirateurs dans une profonde tristesse.
Les réactions continuent de se multiplier suite au décès de l’artiste chanteur Éric Romain Hindédji alias Praouda dans la nuit de ce jeudi 26 décembre 2024. Une voix par les moindres s’est ainsi levée dans l’après-midi de ce jeudi pour saluer une référence de la musique béninoise et un talent hors pair. Il s’agit de l’hommage du Ministre Conseiller au Tourisme, à la Culture, aux Arts et aux Sports Ayibatin Jonas Hantan qui dans un message sur facebook a salué l’âme de cette icône exceptionnelle.
«C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de l’artiste Éric Romain HINDEDJI alias PRAOUDA. Sa culture et son attachement à l’AMOUR à travers son tube « Atin wè a do mian » a fait de cet artiste béninois, une référence de la musique urbaine populaire», a écrit le Ministre Conseiller.
Praouda à travers ses différents morceaux aura selon Ayibatin Jonas Hantan marqué l’histoire musicale du Bénin mais aussi se présentait comme un être adulé de la jeunesse. «Son talent prometteur aura marqué la scène musicale béninoise en l’occurrence la jeunesse de notre pays. Ce départ prématuré est une grande perte pour notre nation. Mes pensées vont particulièrement à sa famille, à ses proches et à toute la communauté des artistes musiciens de notre pays en ces moments difficiles», a ajouté Ayibatin Jonas Hantan, Ministre Conseiller au Tourisme, à la Culture, aux Arts et aux Sports.
Dans le rang des artistes, les messages d’hommages continuent sur les réseaux sociaux depuis l’annonce ce cette nouvelle qui a laissé toute la communauté dans un émoi total.
Le défunt avait prévu un concert live ce vendredi 27 décembre 2024 à Dogbo dans le département du Couffo pour promouvoir son nouveau single intitulé « Dadjè » sorti il y a deux semaines environ.
Le monde de la musique béninoise béninois est en émoi. Praouda, artiste de renommée, s’est éteint dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 décembre 2024, au Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) de Cotonou. Selon ses proches, il aurait succombé à un malaise inattendu à son domicile à Torri depuis quelques jours.
De son vrai Éric Romain Hindedji, il était reconnu pour ses œuvres audacieuses et engagées, mêlant traditions africaines et préoccupations contemporaines.
L’auteur du pseudonyme « Yayo » et des morceaux à succès « Atin wè ado mian » , « Foundji wè djè », laisse derrière lui une famille et des fans atteints depuis son décès à 1h37s.
Les réactions depuis son décès sont nombreuses dans le rang des artistes et des personnalités. C’est le cas de l’artiste Vano Baby qui a réagi sur Facebook indiquant être « sans mot ».
Après le Maroc et la Martinique, l’exposition « Révélation ! Art du Bénin » se déplace en France précisément à la Conciergerie à Paris. Le Directeur de Cabinet du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, le Directeur général de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), et la co-commissaire de cette exposition ont animé une conférence de presse hier jeudi 12 septembre 2024 pour annoncer cet évènement qui démarre le 4 octobre prochain.
Placée sous le haut parrainage des présidents Emmanuel Macron de la France et Patrice Talon du Bénin, l’exposition « Révélation ! Art du Bénin » se déroulera du 4 octobre 2024 au 5 janvier 2025 à la Conciergerie à Paris. Elle va réunir 42 artistes béninois sélectionnés suivant la qualité de leurs œuvres par deux commissaires, une Béninoise, Yassine Lassissi et un français. Lors de la conférence de presse d’hier jeudi, le Directeur de Cabinet du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts Eric Totah a fait savoir que cette exposition s’inscrit dans la vision du gouvernement de développer une stratégie de promotion et de valorisation des arts et de la culture à travers des initiatives pour une transformation de l’écosystème. « Si certains de nos artistes ont déjà brillé dans les galeries, foires et expositions parisiennes, ils reviennent cette fois-ci sous l’égide de leur patrie pour un collectif fort de 60 signatures et plus de 106 œuvres. Cette exposition se veut être une inspiration moderne et créative rendant hommage à tradition», a-t-il renchéri. Aux dires du DG/ADAC, ce n’est pas exactement l’exposition qui a eu lieu au Palais de la Marina. Ce n’est pas la même scénographie. Les deux commissaires de cette exposition ont travaillé pour proposer une scénographie pour que cette exposition ait lieu. C’est une co-organisation que nous avons mise en place. Certains artistes qui étaient dans l’exposition initiale sont restés, d’autres sont sortis et d’autres encore sont rentrés. « C’est la première fois que nous réunissons autant d’artistes de la scène contemporaine du Bénin en France. Nous sommes dans une coopération bilatérale », a déclaré Yassine Lassissi, co-commissaire de cette exposition de Paris.
A travers le festival ‘’EFFET GRAFF’’, un gigantesque projet a pris corps à Cotonou en mai 2023 grâce au soutien de la première dame Claudine Talon. Il s’agit de : « Marina Boulev’art Gallery » piloté par l’Agence de développement des arts et de la culture (ADAC) pour le compte du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts (MTCA). Ce qui a permis lors de sa phase 1 l’année dernière, de graffer 4 kilomètres de fresques le long du mur du Port Autonome de Cotonou. Des artistes graffeurs béninois de grande renommée se sont exprimés à travers leurs œuvres sur ce mur qui a complètement changé le visage du boulevard de la Marina. Parmi eux figurait le célèbre artiste graffeur brésilien Edouardo Kobra qui a réalisé une fresque imposante sur le thématique du dialogue interreligieux. Depuis quelques jours, la phase 2 de ce projet phare qui contribue au rayonnement de la capitale économique du Bénin a démarré. Cette fois avec la participation d’une quarantaine d’artistes béninois et étrangers tels que : KALOUF (Gabon), SCAF (France), Fatiou AKINDE (Bénin), Dagbegnon Ange Houeto (Bénin), ABYS (France), PAOLA DELFIN GAYTAN (Mexique), SOEN BRAVO (Espagne), etc. Nous y reviendrons
La ville de Ouidah dans le département de l’Atlantique a vibré durant quelques jours aux rythmes du festival Vodun Days dont les manifestations officielles ont été lancées ce mardi 9 janvier à travers des manifestations dans toute la cité des Kpassè. Principalement sur les sites choisis par le gouvernement pour commémorer cet évènement d’envergure nationale et internationale. Tel un chef d’orchestre, le président de la République Patrice Talon a assisté de bout en bout aux manifestations de la veille de la fête du 10 janvier, notamment le géant concert qui a réuni sur un même podium, des artistes musiciens du Bénin et d’ailleurs.
La première édition des Vodun Days a été marquée d’un sceau spécial avec une implication personnelle du président de la République, Patrice Talon. De mémoire d’homme, c’est l’une rares fois, sinon la toute première fois qu’un chef d’État en exercice s’implique autant, tant dans l’organisation théorique que pratique de la célébration du 10 janvier au Bénin. Une fête qui à partir de cette année prend une envergure internationale avec les nouvelles réformes introduites dans son déroulement. En effet, ce mardi 9 janvier, juste après avoir présidé le Conseil des ministres anticipé, le chef de l’État a pris la direction de Ouidah afin d’une part de vivre et constater l’effervescence autour de la fête des religions endogènes, communier avec les mânes des ancêtres, et d’autre part vérifier si toutes les dispositions ont été prises pour permettre aux populations, notamment aux touristes venus de partout de passer d’agréables moments dans les manifestations. C’est ainsi qu’accompagné du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts (MTCA), Jean-Michel Abimbola, Patrice Talon a visité les différents sites qui grouillaient déjà de monde. Il s’est par exemple rendu à la place Maro et au Fort Français, où en toute humilité, il s’est d’abord mêlé à la foule, en s’inclinant devant les ‘’Egun-gun’’ en signe de communion avec les mânes des ancêtres. Très applaudi par les populations qui l’ont suivi à chaque étape, Patrice Talon s’est rendu dans la soirée à la plage, précisément à la porte du non-retour. Ici, le chef de l’État a fait le tour du village des Vodun Days, du Camping installé pour les touristes étrangers et surtout du site réservé pour le méga concert afro-pop. Au pas de charge, le chef de l’État a visité tous les compartiments du site pour s’assurer des conditions réservées aux artistes et aux populations pour une bonne célébration.
Le président de la République, comme un spectateur ordinaire
Après cette descente inopinée, le président de la République s’est retiré sous les ovations nourries des populations venues en grand nombre aux environs de 19h30. Pour beaucoup, Patrice Talon est rentré se reposer pour certainement revenir le 10 janvier pour le grand cérémonial. À la surprise générale, le locataire de la Marina est revenu sur les lieux du spectacle pour vivre d’intenses moments avec les spectateurs surexcités. Nous étions à la deuxième partie de ce concert où le groupe Haïtien Tabou Combo était en pleine démonstration artistique. C’était aux environs de 23h30. Avant l’arrivée du chef de l’État, le public avait eu droit aux prestations des Teriba, de Jah Babah, Pépé Oléka et surtout des célèbres Dj haïtiens que sont Gardy Girault et Maksaens Denis qui ont ouvert le bal de cette soirée. Dans la suite du spectacle, le président de la République a suivi de près les prestations émouvantes et exceptionnelles des Nigérianes Teni et Yemi Aladé. Aux environs de 2h du matin, la scène s’est déroulée à l’orchestre ‘’Quartier Latin’’ qui va introduire 10 minutes après la chanteuse « Cindy Le Cœur » et puis après le tant attendu Koffi Olomidé qui est apparu sur scène un peu avant 3h du matin dans un accoutrement atypique comme on pouvait s’y attendre. Pendant plus d’une heure, l’artiste congolais a tenu en haleine le public en reprenant quelques chansons phares de son riche répertoire. Patrice Talon est resté debout durant tout le concert et a pu vivre d’intenses moments avec le public jusqu’au petit matin de ce 10 janvier. Comme à la veille, le chef de l’État a passé toute la journée et même toute la nuit de ce mercredi à Ouidah où les manifestations des Vodun Days se sont achevées sur le grand cérémonial, avec à la clé la consultation du fâ pour l’année 2024 qui a démarré, et pour finir le géant concert traditionnel qui a vu défiler sur le podium des artistes tels que : les Frères Guédéhoungué, les Frères Totin et Sagbohan Danialou. Rappelons que pour les manifestations de ce 10 janvier, le chef de l’État avait à ses côtés, le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou. Globalement, la première édition des Vodun Days aura une réussite en dehors de quelques flottements.
Les préparatifs vont bon train pour la tenue effective des « Vodun Days » au Bénin. Le comité d’organisation met les bouchées doubles afin d’offrir une belle fête aux béninois et aux étrangers qui affluent déjà vers Ouidah. Et pour donner plus d’éclat à ce festival, les autorités béninoises ont mis le paquet pour faire venir des stars de la musique africaines. Parmi elles, on cite notamment la nigériane Yèmi Aladé, le congolais Koffi Olomidé qui seront sur la scène pour un géant concert le 9 janvier prochain. A côté de ces artistes venus d’ailleurs, on aura les béninois tels que les frères Guédéhoungué, Pépé Oléka, Teriba, Teni, Jah Baba et bien d’autres. C’est pour dire que les populations de Ouidah et environ vivront un évènement exceptionnel dans quelques jours.