46ème Conférence de l’UPA au Tchad : le Bénin fait une proposition novatrice pour l’Enseignement technique et professionnel

0 932

La capitale tchadienne, N’Djamena, accueille depuis deux jours la 82ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), qui a laissé place hier mardi à l’ouverture de la 46ème Conférence de l’organisation continentale. Des députés de vingt (20) pays africains dont le Bénin participent à cet important rendez-vous.
Les débats, qui se déroulent principalement au sein des commissions thématiques, ont été marqués par l’intervention du chef de la délégation béninoise lors des travaux de la Commission politique. Celle-ci envisage une résolution majeure sur les questions de paix et de sécurité en Afrique, en mettant un accent particulier sur le rôle de la jeunesse dans la construction d’un avenir stable pour le continent. C’est dans ce cadre que Mahougnon Kakpo a fait une proposition intéressante, visant à résoudre ces enjeux par l’éducation.
Pour le Premier Secrétaire Parlementaire, la paix et la sécurité en Afrique passent impérativement par un investissement massif dans l’éducation, et plus spécifiquement dans l’enseignement technique et professionnel. « La plupart de nos universités forment des chômeurs, car elles privilégient un enseignement général, déconnecté des réalités économiques et des besoins de l’industrialisation », a-t-il déclaré. Selon lui, l’enseignement technique et professionnel est la solution pour offrir aux jeunes africains des métiers concrets et valorisants, et ainsi, les éloigner des tentations de rejoindre des groupes armés ou des mouvements extrémistes.
Le chef de la délégation béninoise a alors plaidé pour la création d’un Fonds de développement de l’enseignement technique et professionnel au sein des États africains, sous l’égide de l’Union Parlementaire Africaine. Ce fonds, selon lui, permet de financer et de promouvoir l’éducation professionnelle et l’accès aux métiers techniques, afin de lutter contre le chômage des jeunes et de renforcer la résilience face aux menaces sécuritaires. « Mettre la jeunesse à l’abri des groupes armés passe par leur autonomisation à travers l’acquisition de compétences professionnelles », at-il martelé.
Cette proposition du Bénin a été bien applaudie et saluée par les délégations présentes. Elle représente ainsi un appel à l’action collective des parlements africains pour inscrire l’éducation technique et professionnelle comme un pilier central du développement du continent.

Banniere carrée

Source : Dri-Com/AN

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!