Poursuivi pour incitation à la rébellion, à la haine et détention illégale d’armes à feu: À la Criet, le dossier du commissaire Delcoz Kindjanhoundé renvoyé au 15 juin après une deuxième audience
Le dossier impliquant le commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé a brièvement refait surface lundi 20 avril 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). En quelques minutes seulement, la juridiction a acté le renvoi de l’affaire au 15 juin, après la remise d’une note écrite par le prévenu.
D’après des informations rapportées par les sources concordantes, cette seconde comparution s’est limitée au dépôt de ce document, dans lequel l’officier revient sur les raisons ayant motivé la diffusion d’une vidéo controversée. Dans cette séquence devenue virale, il critiquait les institutions et appelait à une mobilisation qu’il qualifie de « démocratique ».

Poursuivi pour incitation à la rébellion, incitation à la haine et détention illégale d’armes à feu, le commissaire maintient sa ligne de défense. Déjà, lors de l’audience du 9 février 2026, il avait plaidé non coupable tout en reconnaissant être l’auteur de la vidéo, affirmant s’être exprimé en tant que citoyen. Pour étayer sa position, il invoque notamment son expérience sur le théâtre des opérations dans le nord du Bénin, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il évoque des pertes humaines marquantes et affirme avoir, en amont, alerté sa hiérarchie sans obtenir de réponse.
À l’origine des poursuites, une déclaration publique dans laquelle il dénonçait la gestion sécuritaire et la conduite des institutions, allant jusqu’à évoquer une possible action future. Si aucun passage à l’acte n’a été relevé, ces propos ont conduit à son interpellation puis à son placement en détention préventive. Le renvoi de l’affaire doit permettre au ministère public de formuler ses observations et de préparer ses réquisitions, en vue de la prochaine audience.