Département de l’Alibori : Gogounou : un professeur accusé de viol sur sa belle-sœur en GAV

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Les faits retiennent les attentions. Ça crie au scandale. Ça sent une relation au forceps, qui en plus, est contre-nature. Tant le narratif heurte les valeurs morales admises en communauté. 11 mai 2026. Le département enquête et investigation (Dei) du Groupe de presse Le Potentiel est alerté par ses réseaux d’informateurs. Cette fois-ci, l’alerte vient du département de l’Alibori, Commune de Gogounou, dans l’arrondissement de Sori. De façon constante, nos réseaux d’informateurs révèlent un cas typique de viol présumé. Mais que s’est-il passé ? Qui et qui sont impliqués ? Et où se situe le malaise dans l’affaire ? « Un professeur a violé sa belle-sœur », lâche une source dans un ton affirmatif. Le viol présumé dont il s’agit aurait eu lieu le lundi 11 mai 2026. A ce stade, le Dei qui cherchait à en savoir plus sur les circonstances dans lesquelles ce cas présumé de viol a eu lieu n’a pas été comblé par les flux d’informations. Pas plus de détails. Seulement, les différentes sources sont formelles, à Sori, ce lundi 11 mai 2026, un professeur a violé une femme, celle-ci étant sa belle-sœur. Nous cherchons ensuite à en savoir plus sur la suite de cette affaire à tout le moins sensible au plan social, moral, culturel et familial. Va alors surgir, les griefs contre le commissariat de Sori. Il est reproché au commissaire de Sori un manque de rigueur professionnelle et d’impartialité dans le traitement de cette affaire. Au supplément, plusieurs sources du Dei ne cachent pas leurs soupçons portant sur des actes présumés de corruption d’agent public et de delit de proximité ou de favoritisme au profit du professeur présumé auteur du viol dénoncé. Des doutes sont aussi nourris sur la fiabilité des informations transcrites sur le PV. La profession du présumé violeur ; la nature du ou des délits pour lesquels il s’est retrouvé au commissaire ; son lieu de détention…sur tous ces aspects, le commissariat de Sori est passé du mauvais côté de l’histoire par les réseaux d’informateurs de Le Potentiel. En lieu et place de viol, coups et menaces de mort, le PV renseignerait plutôt sur un cas de  » suspicion de viol  ». La profession du présumé auteur de viol est aussi problématique. Alors qu’il est présenté comme un professeur par nos réseaux d’informateurs, le présumé auteur du viol serait présenté comme un informaticien sur le PV. En outre, le présumé auteur du viol interpellé et auditionné ne dormirait pas dans la cellule des gardés -à-vue, mais plutôt dans le bureau du commissaire. S’agit-il d’un détenu VIP à qui des conditions spéciales ont été aménagées pour son temps de garde-à-vue ? Cette question se pose et alimente la colère au sein des réseaux d’informateurs de Le Potentiel à Sori, eux qui sont convaincus de la véracité de leurs récits.

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Le contradictoire du Dei et la défense du commissaire de Sori

Aussitôt saisi par les sources d’alerte, le Dei de Le Potentiel a mis en branle sa machine du contradictoire, principe sacro-saint du journalisme d’investigation. Joint au téléphone, le commissaire de Sori a eu un échange direct avec les équipes du Dei relativement aux questions que soulève la procédure dans cette affaire de viol présumé. Balayant les accusations portées contre lui, le commissaire de Sori fait savoir que le prévenu ne dort pas dans son bureau. Rappelant à l’équipe du Dei sa maîtrise des risques qu’il court à laisser des détenus dormir dans son bureau, le commissaire de Sori assure que le présumé auteur du viol interpellé n’a jamais dormi dans son bureau. Son bureau n’est pas la salle des gardés -à-vue, assure-t-il. Sur les chefs d’accusation, le commissaire de Sori se défend de tout traitement de faveur au profit du présumé auteur du viol sur sa belle-sœur. A l’étape du commissariat, rappelle le commissaire de Sori, il s’agit juste de renseignements à mettre sur un dossier, quitte au tribunal de mener de bon droit ses enquêtes pour requalifier les faits et instruire l’affaire. Que l’on mette viol, coup, blessure et menace de mort ou que l’on mette suspicion de viol ou autres choses, cela ne devrait biaiser en rien la procédure qui devra s’ouvrir prochainement devant le tribunal compétent, retient on des explications du commissaire de Sori. Relativement à la profession du mis en cause, la confusion entre le titre de professeur et d’informaticien persiste. Là-dessus, le commissaire de Sori rappelle que le mis en cause est un professeur mais détient un centre dans lequel l’on forme des jeunes en informatique. Au-delà, pour soutenir son argumentaire, le commissaire rappelle qu’il revient juste aux agents du commissariat de recueillir les déclarations des parties pour ensuite les transmettre au tribunal pour la suite de la procédure. Cela laisse croire que lors de sa déclaration, le mis en cause ait pu dire simplement qu’il est informaticien alors que la partie plaignante le présente comme un enseignant. Loin des accusations nourries au sein des populations qui n’attendent que justice soit faite et des éléments de défense du commissaire, cette affaire de viol présumé relance le débat sur les violences basées sur le genre. Les réseaux d’informateurs du Dei font savoir que dans la foulée de l’agression, la victime ( belle-sœur) a déjà été à l’hôpital de Sori pour les examens de constatation avant de se rendre au Guichet unique de protection sociale de Gogounou. Le commissaire de Sori, lui, de son côté, assure d’attendre que les examens médicaux pour boucler le pli du dossier afin de déférer le mis en cause devant le parquet. Le cas de Sori rappelle un autre cas, celui de Lokossa dans lequel un enseignant est aussi poursuivi pour des attouchements sexuels sur une élève mineure. Le profil enseignant des présumés auteurs ici désignés interpelle. Face à l’actualité, Sori devrait passer dans les priorités procédurales de l’Institut national de la femme (Inf).

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