Commune de Toviklin: Un relais communautaire accusé d’avoir couché une femme mariée enceinte

0 1 805

A Adjido, dans la commune de Toviklin, une affaire de mœurs et de morale alimente depuis plusieurs semaines les discussions au sein des familles et des communautés locales. Au centre des accusations figure un relais communautaire connu sous le sobriquet de « Tonton J. », dont le nom revient dans un dossier qui a profondément ému les habitants du village.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches par le département enquête et Investigation (DEI) du groupe de presse le Potentiel, les faits remonteraient à la confidence faite par une femme mariée et enceinte à ce relais communautaire. La concernée aurait exprimé son intention de mettre un terme à sa grossesse. C’est dans ce contexte que le relais communautaire aurait proposé de l’accompagner à Ouidah, dans le département de l’Atlantique.

Toujours selon les mêmes sources, le déplacement n’aurait finalement pas abouti à l’objectif annoncé. Il est reproché au relais communautaire d’avoir entretenu des relations sexuelles avec cette femme durant le séjour avant de la reconduire à Adjido sans qu’aucune interruption volontaire de grossesse n’ait été réalisée.

De retour au village, la femme aurait relaté les circonstances de son voyage. Très vite, l’affaire a pris une dimension familiale et communautaire. Plusieurs rencontres auraient alors été organisées sous l’autorité des sages des différentes familles à Adjido Yikouihoué, village d’origine du relais communautaire, situé en face du centre de santé d’Adjido.

Les discussions, menées dans un climat de recherche d’apaisement, auraient permis d’examiner les différentes versions des faits. D’après les informations recueillies, le mis en cause aurait dans un premier temps rejeté les accusations portées contre lui. Mais au fil des échanges, et dans un contexte où la femme, son époux ainsi que leurs proches privilégiaient un règlement à l’amiable, il aurait finalement accepté le principe d’un compromis.

Banniere carrée

Un consensus aurait ainsi été trouvé autour du versement d’une somme de 350 000 francs CFA destinée à l’organisation de cérémonies de purification expiatoires et propitiatoires. Une première partie de cette somme aurait déjà été versée, tandis que le reliquat demeurerait attendu.

Au-delà de cette affaire, plusieurs voix s’élèvent dans la commune pour dénoncer certains comportements attribués à des relais communautaires. Beaucoup rappellent qu’il y a quelques semaines seulement, un autre relais communautaire, basé à Avédjin, avait également été cité dans une affaire de tentative de séduction d’une femme mariée au marché de Klouékanmè, avec l’usage présumé d’amulettes.

Dans les villages concernés, ces situations suscitent tristesse, indignation et inquiétude. Les relais communautaires sont traditionnellement perçus comme des personnes de confiance, chargées de rapprocher les populations des services sociaux et sanitaires. Lorsque leur image est associée à des affaires de mœurs, c’est tout un lien de confiance qui se fragilise.

Aujourd’hui, de nombreux habitants estiment qu’une réflexion approfondie s’impose sur le rôle, le suivi et le renouvellement de certains relais communautaires afin de préserver la sérénité des foyers et la crédibilité de cette mission de proximité.

Affaire à suivre.

Joseph Sossou

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!