Analyse des premiers pas de gouvernance du Président Romuald Wadagni : Efficacité », socle de gouvernance Wadagni, Bastien Salami sur le septennat
A peine une semaine après l’investiture du nouveau Président de la République Romuald Wadagni, l’avocat émérite et acteur politique Bastien Salami monte au créneau. Invité de l’émission Zone Franche sur Canal 3 Bénin ce dimanche 31 mai 2026, il défend avec conviction les premiers choix du Chef de l’État. Le temps des procès d’intention est révolu. C’est en substance le message que Bastien Salami a adressé aux observateurs et critiques du nouveau pouvoir. Face aux questions sur la composition du gouvernement Wadagni, l’ancien conseiller à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) a balayé d’un revers de main les griefs sur l’absence de renouvellement politique. « Ce qu’on veut, c’est l’efficacité. Ce qu’on veut, c’est la compétence », a-t-il tranché. Pour lui, la présence de plusieurs anciens ministres de l’ère Talon dans la nouvelle équipe ne traduit pas un immobilisme mais une cohérence. « Quelqu’un qui a servi pendant dix ans peut encore apporter quelque chose au Bénin », a-t-il rappelé. Une continuité assumée, revendiquée même, qui s’étend selon lui bien au-delà des visages, réformes de l’État, transformation numérique, lutte contre la pauvreté, sécurité… autant de chantiers qui traversent, à ses yeux, l’ensemble du projet politique de Romuald Wadagni depuis sa désignation comme candidat de la mouvance.
Libertés, médias : pas de recul
Sur le terrain des libertés publiques, sujet sensible après dix années de gouvernance Talon, Bastien Salami ne concède rien. « Je n’ai pas le sentiment que le Bénin ait gelé les libertés des citoyens pendant les dix dernières années », affirme-t-il. Liberté, oui, mais encadrée par la responsabilité et le respect des règles professionnelles, insiste-t-il. Il se montre néanmoins attentif aux difficultés économiques de la presse béninoise et perçoit dans la création d’un ministère dédié à la communication un signal encourageant pour le secteur.

Sahel : le dialogue productif
Interrogé sur les tensions régionales avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’acteur politique se veut rassurant, la doctrine diplomatique du Bénin reste fondée sur le dialogue et le bon voisinage. Mieux encore, l’alternance à la tête de l’État pourrait, selon lui, constituer une opportunité de resserrer les liens avec les voisins du Nord. Le nouveau patron de la Marina a d’ailleurs clamé sa disponibilité à rouvrir les voies du dialogue pour construire à nouveau des rapports de coopération bénéfique pour le Bénin et les pays du Sahel.
« Laissons-les à l’épreuve du temps »
Qu’il s’agisse du nouveau rythme gouvernemental (un conseil des ministres mensuel, complété par des réunions interministérielles) ou des grandes orientations du septennat, Maître Bastien Salami appelle à la patience. « J’aurais bien voulu qu’on les laisse à l’épreuve du temps », plaide-t-il. Son message final aux Béninois est clair, suspendez votre jugement, observez les résultats. Le septennat Wadagni s’ouvre sous le signe de la compétence et de la performance. A lui, désormais, de le prouver. Et l’espérance et la confiance, chez Bastien Salami, sont au rendez-vous.