Chantage présumé aux images intimes de son ex-compagne : le parquet requiert sept ans de prison contre un prévenu à la Criet
Poursuivi pour des faits présumés de chantage impliquant des images intimes de son ancienne compagne, un homme a comparu devant la Criet. À l’issue des débats, le ministère public a requis une peine de sept ans de prison ferme contre le prévenu, ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA. Le verdict est attendu le 13 juillet prochain.

Selon les éléments exposés à l’audience, l’homme est accusé d’avoir exercé pendant plusieurs années des pressions sur son ancienne compagne en utilisant des photographies intimes la concernant. L’accusation soutient qu’il lui faisait parvenir ces images par l’intermédiaire d’un ami commun, tout en entretenant la menace d’une diffusion sur les réseaux sociaux. Mariée et mère de famille au moment des faits allégués,i la plaignante aurait adopté une attitude conciliante à l’égard de son ancien compagnon afin d’éviter toute divulgation de contenus susceptibles de porter atteinte à sa vie privée et à sa réputation.
À la barre, le prévenu a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Il a affirmé ne jamais avoir exercé de chantage sur son ex-compagne et s’est dit surpris par son arrestation. Dans sa version des faits, il a expliqué avoir répondu à une invitation de la plaignante pour partager un repas avant d’être interpellé par les forces de l’ordre. Il soutient par ailleurs qu’un ami commun aurait eu accès aux images litigieuses sans son consentement à partir de son téléphone portable. Toutefois, le ministère public a relevé que les faits reprochés s’inscriraient dans la durée. Le représentant du parquet a également évoqué des conclusions d’enquête faisant état d’activités liées à la cybercriminalité attribuées au prévenu.Au regard de ces éléments, le parquet a demandé à la juridiction de prononcer une peine de sept ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende d’un million de francs CFA. De son côté, la victime n’a pas souhaité se constituer partie civile. Aucun dédommagement n’a été réclamé dans le cadre de la procédure.
Après avoir entendu les différentes parties, la Criet a mis son jugement en délibéré. La décision est attendue le 13 juillet 2026.
Laura LEKE