Ouganda : 1 médecin disponible pour 6 400 habitants, la pénurie de personnel de santé inquiète

L’Ouganda fait face à une importante pénurie de médecins, avec seulement un praticien pour environ 6 400 habitants, selon les dernières données du Conseil ougandais des médecins et des chirurgiens-dentistes (UMDPC). Un ratio très éloigné du seuil de un médecin pour 1 000 habitants généralement recommandé comme référence par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
D’après un rapport publié mardi par l’UMDPC, 7 871 médecins disposent d’une licence d’exercice pour l’année 2026. Pourtant, le nombre total de médecins enregistrés auprès de l’institution atteint 10 951. cela signifie qu’une partie importante des praticiens inscrits ne détient pas d’autorisation d’exercer cette année.
Cette situation intervient alors que la population ougandaise devrait dépasser les 50 millions d’habitants d’ici à la fin de 2026, accentuant la pression sur un système de santé déjà confronté à un déficit de personnel et à une demande croissante de soins.
Le chiffre de 7 871 médecins ne signifie pas pour autant que tous travaillent directement auprès des patients dans les hôpitaux publics. Le Conseil précise que ces professionnels exercent également dans le secteur privé, les institutions spécialisées, les universités, la recherche ou d’autres domaines. Certains peuvent également travailler à l’étranger.
La situation est par ailleurs aggravée par une répartition inégale des médecins sur le territoire, laissant certaines zones davantage exposées au manque de personnel qualifié. L’efficacité du système de santé ne dépend pas uniquement du nombre de médecins disponibles. La présence d’infirmiers, de sages-femmes, de pharmaciens et de techniciens de laboratoire, ainsi que l’accès aux médicaments, aux équipements médicaux et aux infrastructures fonctionnelles, restent également déterminants pour répondre aux besoins des patients.
Selon le recensement national de 2024, l’Ouganda comptait 45,9 millions d’habitants. Avec une population attendue à plus de 50 millions en 2026, les besoins en matière de santé maternelle devraient continuer à augmenter.
Médard Clobechi

















































