Nigeria : plus de 47 000 comprimés de captagon et d’autres drogues saisis

L’Agence nationale nigériane de lutte contre les stupéfiants (NDLEA) a annoncé le dimanche 30 août 2026, la saisie de 47 200 comprimés de captagon et de millions d’opioïdes. La drogue, introduite depuis le Ghana, devait être acheminée vers le nord du Nigeria. Une région confrontée depuis plus de 17 ans aux violences de groupes jihadistes.
Selon Femi Babafemi, porte-parole de la NDLEA, un suspect identifié comme Akinbile Kazeem Aikins a été arrêté après avoir introduit au Nigeria une importante cargaison de stupéfiants en provenance du Ghana. Les agents antidrogue ont découvert 47 200 comprimés de captagon, une substance stimulante à base d’amphétamines de synthèse, ainsi que des millions d’opioïdes dissimulés dans du savon.
Après son arrestation, le suspect aurait indiqué que la cargaison devait être livrée dans le nord du pays. La valeur marchande des produits saisis est estimée à 1,5 milliard de nairas, soit environ 966 000 euros, selon les informations rapportées par l’Agence France-Presse (AFP).
Cette saisie intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences armées dans le nord du Nigeria. Depuis plus de 17 ans, cette partie du pays est confrontée aux attaques de groupes jihadistes et aux activités de bandes criminelles. La NDLEA s’intéresse particulièrement aux liens possibles entre le trafic de stupéfiants et le financement ou le fonctionnement des groupes armés. Dans un précédent entretien avec l’AFP, Femi Babafemi avait affirmé que des « terroristes et bandits » recouraient aux drogues pour mener leurs activités.
En avril, l’agence avait déjà annoncé la saisie de 10 000 comprimés de captagon dans l’État de Kwara, dans le centre du Nigeria. En septembre 2021, elle avait également intercepté 451 807 comprimés de captagon dans le port de Lagos. La nouvelle opération intervient alors que les autorités nigérianes intensifient leur lutte contre le trafic de stupéfiants.
En mai 2026, la NDLEA avait découvert environ 2,4 tonnes de méthamphétamines dans le plus grand laboratoire clandestin de production de drogue jamais démantelé dans le pays. La valeur de la cargaison était alors estimée à près de 480 milliards de nairas, soit plus de 300 millions d’euros.
Médard Clobechi


















































