???? Faux dédommagement de présumés propriétaires terriens à Abomey-Calavi: la terre va encore  »avaler » un ancien maire

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• Cadres, élus communaux, personnalités… tous visés par la justice

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• Plus de 300 parcelles sorties des réserves administratives

La mafia foncière reste l’effet miroir qui colle bien à la mairie d’Abomey-Calavi. La simple évocation du nom de cette commune donne le tournis. Tant les faits de bradage de réserves administratives, d’accaparement des biens fonciers privés et autres actions de mafia foncière sont légion. Pratiquement toutes les autorités politiques ayant eu, ne serait-ce que pour 24 heures la chance de gérer les affaires de cette commune sont trempées dans des affaires de scandales domaniaux. C’est une poisse qui semble être gravée dans l’ADN des autorités politiques et administratives de la commune d’Abomey-Calavi. Si l’histoire contemporaine de la commune renseigne à suffisance sur les rapports délictueux que certains élus politiques entretiennent avec le patrimoine foncier, d’autres faits tangibles montrent que la commune d’Abomey-Calavi a toujours été championne dans les affaires de mafia foncière. Il suffit juste de remonter le temps pour s’en rendre compte. La nouvelle affaire qui rend tristement célèbre à nouveau la commune d’Abomey-Calavi est celle liée à un faux dédommagement portant sur plus de 300 parcelles. Un véritable dossier sulfureux qui met en vedette un ancien maire, des cadres, élus communaux et autres personnalités de la commune d’Abomey-Calavi. Selon les sources qui rapportent des éléments du dossier, l’affaire porte sur 350 parcelles. En effet, le ministère du Développement rural et de l’action coopérative avait dans les années 1973-1975, décidé dans le cadre de l’un de ses ambitieux projets d’acquérir un domaine de plusieurs hectares dans les environs de l’actuel IITA à Abomey-Calavi, le domaine qui abrite actuellement l’Inrab.
À cet effet, tous les présumés propriétaires terriens avaient été dédommagés par l’État. Alors que l’on croyait ce dossier clos, un fait suspect se produit aux premières heures de la décentralisation.
Selon nos sources, les autorités de la Commune d’Abomey-Calavi avaient décidé en son temps de dédommager à nouveau les mêmes présumés propriétaires terriens en sortant des réserves administratives de la Commune, 350 parcelles. Le patrimoine foncier de la commune d’Abomey-Calavi venait ainsi d’être amputé de 350 parcelles, et ce, de façon illicite dans une démarche qui consacre un double dédommagement. Jusqu’à l’heure actuelle des questions restent entières. Elles sont d’ailleurs sans réponses claires. Les 350 parcelles sorties des réserves administratives de la Commune sont-elles réellement allées vers lesdits propriétaires qui avaient déjà été dédommagés par l’État ?
À quoi ont réellement servi les 350 parcelles sorties des réserves administratives de la Commune ? Qui en étaient les vrais bénéficiaires ? Toutes ces questions méritent d’être élucidées au nom du droit à l’information du peuple. En attendant que la rédaction de votre journal Le Potentiel ne vous propose un dossier complet sur ce scabreux scandale foncier, il n’en demeure pas moins vrai qu’il s’agit d’un sulfureux dossier. La commune d’Abomey-Calavi visiblement traine une mauvaise réputation de commune championne dans la mafia foncière. Après le dossier des 39 hectares qui a ouvert les portes de la prison à certains élus communaux, le dossier de faux dédommagement portant sur les 350 parcelles sorties des réserves administratives de la commune d’Abomey-Calavi sonne comme un mauvais présage. L’ancien maire visé et les autres cadres impliqués dans ce sulfureux dossier sont de potentiels candidats à la prison. Des sources informent que les services compétents mettent le temps à profit pour rassembler tous les éléments nécessaires afin de ne laisser aucune chance aux mensonges des mis en cause. Bientôt, Misséreté recevra de nouveaux clients comme pensionnaires de la prison ultra sécurisée du Bénin. À suivre…
Rose .H

1 commentaire
  1. Atakoun Codjo dit

    On regrette juste que les dirigeants 10 ans après l’indépendance du pays en 1960 n’aient pas fait le travail de modernisation du pays qui leur revenait. Les faits sont têtus et on ne peut pas d’un coup de baguette magique tordre le cou à la vérité. Des exemples de gestion du patrimoine foncier ne manquent pas dans notre voisinage immédiat. Les autorités politiques des années 1970 auraient pu voir comment les choses se passaient en Côte d’Ivoire ou au Sénégal, anciennes colonies dirigées aussi par les mêmes autorités françaises qu’au Dahomey. La paresse et l’argent facile avaient poussé les autorités gouvernementzles de ces temps troubles à ne rien faire en laissant des prétendus héritiers ou propriétaires occultes s’emparer du bien foncier commun. Le président Patrice Talon né en 1958 ne devait avoir que 12 ans et pourtant c’est à lui qu’il incombe de nos jours sous sa gouvernance de démêler toutes ces affaires concernant le foncier dans le cadre de la modernisation du pays qui semble sa préoccupation première. Deux mandats suffiront-ils à faire ce travail titanesque ? Un appel au peuple pour reconduire le président Talon sera certainement nécessaire pour arriver à terminer cette œuvre que le président Talon s’est mise sur le dos. Car qui dans notre pays aura l’envergure nécessaire pour poursuivre ce processus de modernisation du pays dans tous les domaines. La tâche est immense et exige énergie et volonté.
    Réjouissons nous de l’arrivée au pouvoir du président Talon qui avait tout pour être heureux dans sa vie privée. Une famille solide et de l’argent. Ce n’est pas pour prendre des clopinettes qu’il est entré en politique. Il avait une vision et une haute idée de ce que doit être un pays moderne. Bien dommage que certains qui vivent encore dans un passé trouble ne comprennent pas ce qui semble une évidence.
    Que Dieu et nos mânes bénissent notre pays.

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