AES : la dissolution de plus de 200 associations annoncée au Burkina Faso

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Au Burkina Faso, les autorités militaires poursuit leur politique de contrôle de la société civile. Hier mardi, la junte au pouvoir a ordonné la dissolution de 205 associations nationales. Ces organisations sont actives dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, les droits des femmes, l’agriculture, l’environnement, la culture et le sport.

Selon un décret gouvernemental, ces suspensions s’inscrivent dans une démarche visant officiellement à « garantir le respect de la loi ». Durant cette période, seules les actions liées à la mise en conformité des organisations concernées sont autorisées.

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Depuis son arrivée au pouvoir à la suite du coup d’État de 2022 au Burkina Faso, la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré a multiplié les mesures restrictives à l’encontre des organisations de la société civile, des syndicats et des acteurs politiques. La décision vise à limiter la liberté d’association et de réunion, dans un contexte sécuritaire marqué par la lutte contre les groupes djihadistes. En juillet 2025, Ibrahim Traoré a promulgué une loi renforçant le contrôle des organisations non gouvernementales et des syndicats. Le texte impose notamment des restrictions accrues aux structures recevant des financements étrangers. Les autorités militaires accusent régulièrement certaines ONG internationales et organisations caritatives de collusion avec des groupes armés ou d’activités d’espionnage, des allégations rejetées par plusieurs acteurs humanitaires.

Médard Clobechi

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