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Maria foncière dans l’Atlantique : 41 hectares à Kpomassè : une convention de 1959 truquée, la justice frappe

Engager une procédure contre des tiers et finir par être la principale personne visée par des faits accablants. C’est le sort de dame Lemon Edwige Faridath qui revendique ses droits de propriété sur un vaste domaine de 41 hectares dans la commune de Kpomassè. Le Département enquête et investigation (Dei) du Groupe de presse Le Potentiel a, en effet, appris son incarcération depuis une semaine. C’est justement cette tournure qui retient encore plus l’attention du pool foncier du Dei. La suite, plusieurs sources croisées ont été mises côte-à-côte pour comprendre l’évolution de ce dossier. À première lecture, Lemon Edwige Faridath est soupçonnée d’avoir produit de faux documents fonciers. Dans la même affaire plusieurs suspects restent recherchés. Selon nos sources, dame Lemon Edwige Faridath est revenue au Bénin après près de trois décennies passées en Côte d’Ivoire. Entre autres actes motivant ce retour, la viabilisation d’un vaste domaine dont elle serait héritière. Son feu père le lui aurait laissé. Mais très vite, ses projets vont se heurter à des résistances d’autres occupants du domaine. Elle sera ensuite mise en cause dans ce dossier de faux et escroquerie portant sur le domaine de 41 hectares situé à Agbognon-Hokon, dans la commune de Kpomassè. Selon des informations recueillies par le Département enquête et investigation (Dei) du Groupe Le Potentiel, qui suit ce dossier en cours d’instruction devant la Cour spéciale des affaires foncières (CSAF), la convention de vente de 1959 sur laquelle elle fonde ses droits présenterait plusieurs signes de fabrication. L’affaire remonte à une plainte déposée par dame Faridath elle-même contre plusieurs occupants du terrain, qu’elle accusait de s’opposer illégalement à sa prise de possession. Mais les choses tournent court. L’enquête ouverte à la suite de cette plainte se serait retournée contre elle. Nos sources renseignent que le domaine serait en réalité revendiqué de longue date par la collectivité Gnanhoui de Ouidah, laquelle se présente désormais comme partie victime dans la procédure. Selon les informations recueillies par le Dei, les vérifications menées sur les documents produits par dame Lemon Edwige Faridath, notamment la convention de vente et les levés topographiques datés de 1959 et 1962, font apparaître plusieurs incohérences historiques et administratives, ainsi que des signatures jugées récentes. Là-dessus, les enquêtes ont permis de révéler que le cabinet géomètre mentionné pour l’opération de levé topographique n’a jamais existé à cette époque-là. Aussi, les enquêteurs ont-ils découvert que le jour de confirmation de la convention en 1959 était un week-end, plus grave, le supposé vendeur du domaine à son feu père est inconnu des membres de sa famille et du registrede l’état civil. Des éléments suffisamment graves qui ont éveillé l’attention des enquêteurs. Ces éléments ont conduit les enquêteurs à étendre leurs investigations à plusieurs proches de la mise en cause, dont les nommés A. Rodrigue Hyacinthe et H. Justin, entendus par la BEF. Deux autres protagonistes restent recherchés à ce stade de l’enquête. Il s’agit notamment de deux personnes présentées comme étant en fuite et soupçonné de s’être fait passer pour un proche du procureur spécial de la CSAF afin de soutirer de l’argent à dame Lemon Edwige Faridath. Présentée au Parquet spécial de la CSAF le 7 août, Lemon Edwige Faridath demeure dans les liens de la détention. L’enquête, elle, se poursuit. Les enquêteurs déploient tous les moyens disponibles pour retrouver toutes les personnes en cavale dans ce dossier et interpellés ceux qui doivent l’être, afin de clarifier toutes les zones d’ombres de cette affaire qui relève encore une fois de mafia foncière. À suivre..

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