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Examen du CQM session d’octobre 2026 : 40 346 candidats, dont 57 % de femmes composent, 135 métiers concernés

Examen du CQM session d’octobre 2026 : 40 346 candidats, dont 57 % de femmes composent, 135 métiers concernés

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La session d’octobre 2026 du Certificat de qualification aux métiers (CQM) a été officiellement lancée ce lundi 26 octobre au Lycée technique Coulibaly de Cotonou. Au total, 40 346 candidats, dont 57 % de femmes, prennent part à cet examen national organisé dans 135 métiers, répartis sur 1 177 sites rattachés à 109 centres. La cérémonie de lancement a été présidée conjointement par Awaou Baco, Ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, et Soufiyanou Imorou, président de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (CMA-Bénin), en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’acteurs du secteur.

Organisé par la CMA-Bénin avec l’appui technique de la Direction des examens et concours, cet examen vise à reconnaître officiellement les compétences acquises par les artisans et apprentis au cours de leur formation. Pour Awaou Baco, le CQM constitue un instrument majeur de valorisation des compétences artisanales et de promotion de l’emploi des jeunes. La ministre a souligné que, depuis 2023, ce certificat a franchi une étape importante en devenant un diplôme d’État destiné à renforcer la reconnaissance des acquis de l’apprentissage. « Ce n’est plus une simple attestation de fin de formation, mais un diplôme d’État crédible et stabilisé qui valorise le savoir-faire de nos artisans et facilite leur insertion professionnelle ou la création de leurs propres activités », a-t-elle déclaré.

La ministre a également mis en avant les efforts déployés pour rendre la certification plus inclusive. Selon elle, cette session accorde une attention particulière aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux candidats issus des maisons d’arrêt. Elle a par ailleurs relevé la participation d’un maire parmi les candidats, inscrit dans le métier de la boucherie.

Awaou Baco a insisté sur la nécessité de préserver la crédibilité de l’examen. Elle a appelé les organisateurs et les membres des jurys à faire preuve de rigueur, d’impartialité et de responsabilité, afin de garantir l’égalité de traitement entre les candidats et de prévenir toute irrégularité. « Les évaluations devront se faire par la prise en compte des compétences réellement démontrées », a-t-elle rappelé, invitant les candidats à aborder les épreuves avec sérénité, discipline et confiance.

La CMA-Bénin mise sur la rigueur et l’amélioration continue

De son côté, le président de la CMA-Bénin, Soufiyanou Imorou, a présenté cette session comme la septième organisée depuis la rénovation du dispositif du CQM. Il a salué l’accompagnement du gouvernement et la collaboration entre les structures impliquées dans la préparation de l’examen.

Selon lui, plusieurs dispositions ont été prises en amont, notamment la stabilisation des listes de candidats, l’identification des centres et sites de composition, la préparation des épreuves ainsi que la mobilisation et la formation des membres des jurys. Le président de la CMA-Bénin a également indiqué que les enseignements tirés des sessions précédentes ont permis de renforcer la fiabilité des données, l’anticipation des opérations et la coordination entre les acteurs aux niveaux national, départemental et communal.

S’adressant aux membres des jurys, Soufiyanou Imorou a insisté sur leur responsabilité dans la préservation de la valeur du certificat. Il les a exhortés à évaluer les candidats avec rigueur, justice et impartialité, dans le strict respect des critères établis. « Chaque certificat délivré doit correspondre à une compétence effectivement maîtrisée », a-t-il affirmé, soulignant que la crédibilité du CQM dépend directement de la qualité des évaluations. Aux candidats, il a rappelé que cet examen représente une étape importante de leur parcours professionnel et une occasion de démontrer les compétences acquises auprès de leurs maîtres d’apprentissage.

À travers cette nouvelle session, les autorités entendent consolider la place du Certificat de qualification aux métiers dans la professionnalisation de l’artisanat au Bénin. La certification doit contribuer à améliorer la reconnaissance des compétences, à favoriser l’insertion professionnelle et à encourager la création d’activités génératrices de revenus.

Médard Clobechi

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