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[ALERTE] Résidence du DDPR/Alibori à Kandi: des activités commerciales au mépris des lois constatées

• L’eau et l’électricité prises en charge par l’État utilisées pour la vente de jus, glaces…

• Les parents du Ddpr/Alibori Seidou Issiaka Benon qui livrent les produits doivent payer les factures

• Dépêcher une mission de contrôle, l’acte attendu de Talon et de la hiérarchie policière

Dans le département de l’Alibori, la résidence allouée par l’État au Directeur départemental de la police républicaine (Ddpr) est au centre d’une série de questionnements. Du moins chez les citoyens avertis et préoccupés par le respect des lois, cette résidence est devenue un sujet de réflexion. Ici, ce n’est pas la qualité de la résidence qui intéresse ceux qui murmurent. Les locaux réservés à Kandi pour servir d’habitation au Ddpr/Alibori est un bâtiment de l’ancienne gendarmerie, un corps de l’armée disparu depuis l’avènement de la Police républicaine, née de la fusion entre police et gendarmerie. Actuellement, c’est Seidou Issiaka Benon, Commissaire principal de la Police républicaine qui occupe ce bâtiment. Il était l’adjoint de l’ancien Ddpr/Alibori avant d’être nommé Ddpr du même département. Selon nos sources, Seidou Issiaka Benon occupait déjà la résidence objet du présent article depuis qu’il était Ddpr-A/du département de l’Alibori. Une fois nommé, les mêmes sources précisent qu’il y est resté. L’ancien Ddpr Alibori, quant à lui, a donc quitté la résidence suite aux titres de mutation et de nomination. Le hic, comme évoqué plus haut, ce n’est pas la qualité du bâtiment servant de résidence à l’actuel Ddpr qui suscite le débat. C’est plutôt ce qui s’y passe qui interpelle. Alors que cette résidence est prise en charge par le contribuable public, des activités commerciales générant des bénéfices dans les poches privées s’y déroulent au nez et à la barbe des populations.

Une résidence devenue une boutique de grossiste…

La résidence de Seidou Issiaka Benon à Kandi, le Ddpr/Alibori est l’endroit idéal pour s’approvisionner en divers produits de consommation. Ce bâtiment est devenu une sorte de boutique de gros où acheteurs et détaillants viennent payer. Un commerce florissant de glace, de jus et autres se mène dans l’enceinte de la résidence du Ddpr/Alibori. Or, l’énergie électrique et l’eau qui sont utilisées pour soutenir cette activité sont entièrement prises en charge par le contribuable public à travers les taxes. Les promoteurs de ce commerce au domicile du Ddpr/Alibori Seidou Issiaka Benon se la coulent douce sur le dos du contribuable béninois. Alors même que les textes de loi interdisent ce type de commerce aux agents publics. Au titre de l’article 10 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, il « Est interdit à tout agent public, l’exercice par lui-même ou par personne interposée, à titre professionnel, d’une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit, sauf dispositions légales contraires ». À cela s’ajoute l’article 76 de la loi 2020-16 du 3 juillet 2020 portant statut particulier des personnels de la Police républicaine. Aux termes de cet article, « il est interdit à tout fonctionnaire de police en activité d’exercer personnellement à titre professionnel une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit. (…)». Le commerce qui se déroule dans cette résidence du Ddpr/Alibori est donc non conforme aux lois de la République. Nous pouvons supposer que le Ddpr/Alibori Seidou Issiaka Benon n’est pas lui-même le principal promoteur de cette activité commerciale avec l’eau et l’énergie payées par le contribuable béninois. Mais même avec cette supposition, il ne serait pas totalement dédouané. Il ne peut dire qu’il ne sait pas qu’une telle activité commerciale se mène dans sa résidence. Son silence et l’absence d’action de sa part pour interdire cette activité commerciale sonnent comme une caution morale au commerce de glace, de jus et autres. Auquel cas, le Ddpr Alibori est blâmable. D’autant plus que la dame qui est très active dans la livraison des produits dans l’enceinte de la résidence est sous le tutorat du Ddpr/Alibori Seidou Issiaka Benon. Pendant qu’on parle de la cherté de la vie, on ne peut permettre à un Directeur départemental de police de faire profiter l’énergie et l’eau (dont le coût est pris en charge par le contribuable public) à ses parents qui sont sous son tutorat. Le Président de la République Patrice Talon et la hiérarchie policière sont appelés à dépêcher une mission de contrôle sur le terrain. La cellule présidentielle de contrôle logée à la Marina ou encore l’inspection générale de la police républicaine devront se rendre sur les lieux aux fins de constater les faits. Notre équipe d’investigation qui a pu se rendre au domicile du Ddpr Alibori et qui a été servi comme tout client s’est rendu compte qu’il y avait plusieurs congélateurs utilisés pour le commerce de la glace, des jus et autres. Les images prises à l’occasion sont là et serviront de preuve au cas où le Ddpr Alibori Seidou Issiaka Benon nierait les faits. Quoi qu’il advienne, il serait utile, au nom de la justice, d’exiger des promoteurs de ce commerce de produits congelés à la résidence du Ddpr/Alibori le paiement en bonne et due forme des factures à la Sbee et à la Soneb. L’époque de la fraude est révolue. À suivre…

Rose .H

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Relance des activités commerciales et de transit entre le Bénin et le Nigéria: Commissionnaires en douane et transporteurs pour renforcer les liens

Quelques semaines après la réouverture des frontières nigérianes d’avec le Bénin, les premiers acteurs des échanges commerciaux entre les deux pays s’activent pour imprimer une nouvelle dynamique à leurs activités. Dans cette perspective, l’Union des commissionnaires en douanes et transporteurs agréés du Bénin (Ucdtab) soutenue par la Fédération Béninoise des Commissionnaires Agréés en Douanes (Febecad), a organisé ce jeudi 7 janvier, une séance d’échanges avec leurs homologues nigérians afin de faire l’état des lieux après la réouverture des frontières nigérianes et poser les bases de la relance des échanges commerciaux entre les deux pays. En présence des directeurs généraux de la douane béninoise et de Bénin Control, les deux parties ont échangé autour de leurs problèmes mutuels avant de formuler des doléances aux autorités douanières du Bénin.

« Nous sommes ici pour asseoir davantage nos relations avec les autorités douanières du Bénin et les commissionnaires en douanes. Nous souhaitons que les autorités béninoises réduisent les coûts du transit et qu’il y ait plus de sécurité sur l’axe Cotonou-Lagos afin de permettre à nos marchandises de rallier directement le Nigéria sans trop de tracasseries. Ce faisant, les opérateurs nigérians seront nombreux à venir solliciter les services du port de Cotonou », a laissé entendre Bisiriyu Lasisi président de l’Association of Nigéria Licensed Customs Agents. En réponse à ces doléances, les directeurs généraux de la douane béninoise et de Bénin Control ont apaisé leurs hôtes quant à l’engagement du gouvernement et des différents services engagés dans les échanges de transit à leur faciliter la tâche avec des mesures encourageantes. « On nous a gratifiés d’un cadeau et on ne saurait rester indifférents. Si après un an et demi de fermeture et les efforts des uns et des autres, la frontière est rouverte, il était nécessaire qu’on se retrouve entre ‘‘sachants’’ pour évoquer les difficultés et aussi les avantages liés à la relance des activités. Certes, le courrier qui nous a notifié la réouverture des frontières précise déjà comment les formalités de transit vont s’opérer. Cependant, il y a beaucoup d’avantages qui sont offerts désormais et cela évitera les longs fils qu’on observait pour le dépotage des conteneurs au port et facilitera la fluidité entre nos deux frontières », a déclaré le directeur général de la Douane et des Droits Indirects, le Colonel Charles Inoussa SACCA. Ses propos ont été renchéris par le directeur de Bénin control Gwendal Euzen qui a insisté sur le système de tracking piloté par sa structure afin d’éviter les détournements, vols ou autres déconvenues qui surviendraient sur le trajet.

Après avoir religieusement écouté les détails à eux fournis par le patron des disciples de saint Matthieu, les opérateurs béninois et nigérians sont repartis satisfaits des dispositions annoncées et s’engagent d’ores et déjà à battre des records dans les échanges commerciaux au cours de cette année 2021. ‘’Nous allons discuter prochainement avec toutes les autres parties prenantes afin de voir ensemble comment tirer profit de toutes ces mesures annoncées et la réouverture des frontières’’ a affirmé Judes Fagbémi, secrétaire général de la Febecad.

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