Burkina : Le pays lance son premier satellite Burkina-sat1

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Preuve de l’importance qu’accordent les autorités burkinabè à la recherche spatiale, c’est le Chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré qui a en personne fait le déplacement de l’université Norbert Zongo de Koudougou (100 Km à l’Ouest de Ouagadougou) pour réceptionner la toute première station au sol de son pays. Celle-ci, une initiative de l’astrophysicien Frédéric Ouattara, qui a été consacré meilleur physicien spatial d’Afrique en 2018 par l’Union des géophysiciens d’Amérique, constitue la fin de la première phase du projet de construction du premier satellite burkinabè, Burkina-sat1.

«C’est avec une immense fierté que j’ai accueilli, à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, la station au sol du projet Burkina Sat 1. Le lancement de ce dispositif place notre pays dans la compétition spatiale en Afrique francophone », s’est réjoui le n°1 du pays des Hommes Intègres. La station au sol conçu par l’astrophysicien de 54 ans, aura notamment pour but de contrôler et d’accéder aux données de « Burkina Sat1 » et d’autres satellites dans l’espace.

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«Je me réjouis déjà des possibilités que va nous offrir cette station dans les prévisions météorologiques et la prévention des catastrophes naturelles, et dans le domaine de la télémédecine», a ajouté Roch Marc Christian Kaboré. Burkina-Sat1 selon son concepteur a pour finalité d’être un satellite de surveillance et a des objectifs scientifiques. «La télémédecine est faite par satellite. Il y a aussi le contrôle et l’avancement du désert, la gestion des maladies émergentes liées notamment à la pollution, les problèmes respiratoires et la recherche pour améliorer l’agriculture», précise Frédéric Ouattara.

Après la station au sol, place au satellite proprement dit qui sera prochainement lancé dans l’espace. Le travail technique est fini. Il est dans de l’attente l’acquisition des éléments entrant dans la construction du CubeSat qui aura une caméra thermique à bord. Une fois son lancement effectué, le Burkina Faso rentrera dans le club très fermé des pays africains possédant leur propre satellite d’observation. Il s’agit de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, du Nigeria de l’Algérie et du Maroc.

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