Lutte contre la corruption en Afrique : l’APNAC tient sa 8e AG biennale au Bénin dès demain

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Du 26 au 28 juillet 2022, African Parliamentarians’ Network Against Corruption (Réseau des Parlementaires Africains Anti-Corruption) effectuera sa 8e Assemblée Générale Biennale. “Créer des synergies pour une lutte effective contre la corruption en Afrique : le rôle du Parlement et des Parlementaires”. C’est le thème autour duquel les activités prévues seront exécutées au Bénin à l’hôtel Azalaï sis à Cotonou durant les 72 heures. Au nombre de ces activités, on dénombre la cérémonie d’ouverture officielle ; la présentation des différents rapports de 2018 à 2022 aussi bien par le Conseil d’Administration que par les sections nationales ; la présentation des sections nationales, le forum des partenaires ; l’adoption de nouvelles orientations et perspectives et l’élection des nouveaux membres du Conseil d’Administration.

Les curieux n’auraient pas tord s’ils demandaient les raisons qui ont motivé le choix du Bénin. En effet, le Bénin a été choisi pour abriter cette huitième Assemblée Générale Biennale du Réseau APNAC en raison entre autres, de la volonté affichée du Gouvernement en place de lutter contre la corruption et des nombreuses réformes qui sont en cours dans ce pays depuis quelques années en matière de gouvernance.

Il faut aussi noter que l’actuel Président du Parlement béninois a été élu membre conseil d’administration de l’APNAC-Afrique, et y a valablement siégé de 2013 à 2015 (avec la finalisation et l’adoption du plan quinquennal de l’APNAC 2012-2016 puis de l’actuel Charte du Réseau qui a connu une grande contribution de l’actuel homme au perchoir) pendant qu’il était le président de la section nationale depuis septembre 2011. Sous son leadership et avec le soutien du Centre Parlementaire canadien à l’époque, des avancées ont été enregistrées entre autres sur des propositions de loi sur les questions du “partenariat public-privé” et le “construire exécuter et transférer” au sujet des grandes œuvres.

L’origine du Réseau…

Le Réseau des Parlementaires Africains Anti-Corruption (APNAC) a été fondé en Février 1999 à Kampala, en Ouganda lors du séminaire sur le thème : “Le Parlement et la Bonne Gouvernance : vers un nouvel agenda pour contrôler la corruption en Afrique”. Depuis sa naissance, APNAC avec ses moyens, fait la promotion de la reddition de comptes, la transparence et la participation publique dans le processus de gouvernance. Avec sa vision de devenir le principal Réseau de parlementaires contre la corruption, APNAC a grandi au fil des années et a maintenant plus de vingt (20) Sections Nationales à travers le continent dont naturellement le Bénin.

Banniere carrée

APNAC est un réseau régional, continental. Il appartient à une organisation mondiale, la GOPAC qui est l’Organisation Mondiale des Parlementaires contre la Corruption. L’un des principaux organes de l’APNAC est son Secrétariat qui était d’abord à Nairobi, au Kenya mais qui a ensuite été délocalisé sur Accra, au Ghana depuis 2010 et qui fournit un soutien technique au Conseil d’Administration et coordonne les activités des diverses sections nationales membres.

Comprendre la gouvernance du Réseau…

L’APNAC est dirigé par un Conseil d’Administration au niveau Afrique au sud du Sahara dont les membres sont élus pour un mandat de deux (ans) renouvelables une seule fois selon la Charte adoptée en 2013 en Ouganda. Ce Conseil d’Administration est composé d’un Président, d’un Vice-Président et de deux représentants de chacune des quatre (4) régions de la zone sub-saharienne de l’Afrique où l’APNAC a des Sections Nationales. Depuis sa naissance, APNAC Afrique a tenu sept (7) Assemblées Générales (AG) où le Bureau a été dument élu ou renouvelé. Il fonctionne sur la base du dévouement de son secrétariat qui assiste le Conseil d’Administration et les Sections Nationales dans l’organisation d’Assemblées ordinaires et extraordinaires et dans l’implémentation des projets et activités.

De manière générale, les activités principales de l’APNAC incluent la formation et le renforcement des capacités des honorables membres, le partage d’information au sein de ses diverses Sections Nationales et au-delà, l’organisation d’ateliers thématiques sur la lutte contre la corruption et de séminaires au niveau des pays ou au niveau régional ; la liaison et la coopération avec d’autres organisations qui partagent les mêmes valeurs et objectifs, l’élaboration et la mise en œuvre de manuels de lutte contre la corruption et d’outils de surveillance en se basant sur les recherches et les publications ; la promotion de la bonne éthique et des valeurs, l’investigation des secteurs de l’administration nationale plus exposés à la corruption tels que la passation des marchés publics ; la gestion des revenues des industries extractives, l’allocation et la gestion des ressources au niveau des gouvernements locaux, l’assainissement des contrats de partenariats public-privé et le partage de bonnes pratiques en matière de législations anti-corruption.

Faut-il signaler que l’APNAC est composé de 24 sections nationales à savoir : le Bénin, le Burkina-Faso, la Burundi, le Cameroun, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe.

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