8e AG biennale de l’APNAC: Louis Vlavonou élu président, d’importantes résolutions prises

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Organisée pour être tenue du 26 au 28 juillet à Cotonou autour du thème “créer des synergies pour une lutte effective contre la corruption en Afrique : le rôle du Parlement et des Parlementaires”, la 8e Assemblée Générale Biennale du Réseau des Panafricains Africains Anti-Corruption (Apnac) a bien pris fin.

Trois jours de travaux intenses ont suffi pour repenser le Réseau des parlementaires africains contre la corruption en vue de le repositionner comme un partenaire privilégié dans la lutte contre la corruption en Afrique. Au terme des travaux, toutes les sections du Réseau présentes à l’Assemblée générale ont unanimement décidé de confier sa destinée au Président du parlement béninois Louis Gbèhounou Vlavonou. Pour relever les défis, il sera accompagné d’un Vice-président, le député mozambicain Édouardo Namburete et de huit membres du Conseil d’administration issus de quatre régions d’Afrique. Aussi, des stratégies de mobilisation de ressources ont-elles été adoptées en vue d’assurer le fonctionnement harmonieux du Réseau et sa pérennité en termes de stabilité et de durabilité. Prenant la parole à la faveur de la cérémonie de clôture de cette 8e Assemblée générale biennale, le nouveau président de l’Organisation, Louis Gbèhounou Vlavonou s’est d’abord réjoui de la qualité des travaux et des grandes décisions qui ont été prises: “[…] Je voudrais donc constater avec vous, que les fruits ont bien tenu la promesse des fleurs et que la rencontre de Cotonou marque véritablement un nouveau départ pour le Réseau des Parlementaires africains contre la corruption. Aussi, m’est-il particulièrement agréable de féliciter tous les artisans de cet authentique succès et de remercier chacun d’entre vous pour votre contribution. De fait, les divers messages délivrés lors de la cérémonie d’ouverture, les brillantes communications présentées, les riches contributions enregistrées et l’assiduité des participants aux travaux, tout y a contribué et fut donc fort apprécié !”, a-t-il déclaré. À l’en croire, c’est maintenant que le plus dur commence. Car, justifie-t-il, la tâche qui incombe au Réseau et à chacun de ses membres dans le cadre de la lutte contre l’hydre de la corruption, est immense. Il n’a pas manqué de remercier tous les participants. “…Je m’en voudrais de clore mon propos sans exprimer, au nom de mon pays le Bénin, au nom des membres du Conseil d’administration de notre Réseau que j’ai l’honneur de présider et en mon nom personnel, notre sincère gratitude à l’ensemble des participants pour leur confiance. Nous prenons l’engagement solennel de répondre au mieux aux attentes placées en nous, par la grâce de Dieu et avec le soutien de vous tous…” a-t-il conclu pour clôturer l’événement.

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Conclusions et résolutions

À l’issue des travaux, l’Assemblée générale a réaffirmé que l’Apnac a entre autres, pour mission de renforcer la lutte contre la corruption et de faire entendre la voix des parlementaires africains sur le sujet. Aussi, a-t-elle pris acte des rapports présentés par les Sections nationales, salué l’engagement individuel et collectif des sections nationales en vue d’une lutte efficace contre la corruption en Afrique, rappelé le danger que représente la corruption pour le bien-être des populations et pour le développement des sociétés africaines et souligné que la corruption met en péril la démocratie, la gouvernance et les droits de l’Homme en affaiblissant les institutions sur lesquelles se fondent les sociétés justes et équitables. Elle a également relevé que l’éradication de la corruption en Afrique permettra la réalisation des Objectifs de développement durable, la réduction de la pauvreté, le développement humain et l’accès aux services sociaux de base. Ce n’est pas tout ! L’Assemblée a aussi soutenu que les politiques de reddition des comptes et la transparence dans la gestion des affaires publiques favorisent la bonne gouvernance et participent de ce fait, à l’éradication de la corruption, puis réaffirmé la nécessité pour les Parlements de prendre une part active dans le dispositif de lutte contre la corruption et de collaborer avec les institutions financières nationales, internationales, ainsi que les organisations de la société civile partageant les mêmes objectifs. Tout en se réjouissant de l’adhésion à l’APNAC-Afrique, de la République centrafricaine, l’AG a pris acte du renouvellement de son Conseil d’administration, s’est engagée à promouvoir la présence des femmes dans les instances dirigeantes de l’Apnac-Afrique ; a invité le Conseil d’Administration nouvellement élu à établir et rendre public, dans les meilleurs délais, son agenda pour les deux (2) prochaines années ; a insisté sur la nécessité de procéder à la relecture diligente des textes régissant l’Apnac-Afrique, en y intégrant entre autres, l’Afrique du nord et la possibilité d’augmenter le nombre de membres du Conseil d’administration ; a exhorté le Conseil d’administration à identifier des partenaires techniques et financiers et à renforcer le secrétariat exécutif pour l’atteinte des objectifs de l’Apnac ; et a enfin décidé que la prochaine Assemblée générale se tiendra en 2024 en Côte d’Ivoire. Faut-il le rappeler, le Bénin a été choisi pour abriter cette huitième Assemblée Générale Biennale du Réseau Apnac en raison entre autres, de la volonté affichée du Gouvernement en place de lutter contre la corruption et des nombreuses réformes qui sont en cours dans ce pays depuis quelques années en matière de gouvernance. Élu membre du Conseil d’administration de l’Apnac-Afrique de 2013 à 2015 (avec la finalisation et l’adoption du plan quinquennal de l’Apnac 2012-2016 puis de l’actuelle Charte du Réseau qui a connu une grande contribution de l’actuel homme au perchoir) pendant qu’il était le président de la section nationale depuis septembre 2011, le président du parlement béninois, Louis Vlavonou a, par son leadership et avec le soutien du Centre Parlementaire canadien, fait enregistrer des avancées au Réseau sur des propositions de loi sur les questions du « partenariat public-privé » et le « construire exécuter et transférer » au sujet des grandes œuvres.

D. G.

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