Lutte contre les grossesses en milieu scolaire : Véronique Tognifodé sensibilise les scolaires filles dans l’Ouémé

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Au Bénin, l’un des maux qui brisent l’avenir des enfants est la débauche sexuelle en milieu scolaire. Préoccupé par l’avenir de la Nation, le gouvernement du président Patrice Talon combat sans relâche cela et les grossesses en milieu scolaire. Dans cette perspective, la Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, Véronique Togbifodé organise dans les établissements scolaires de l’Ouémé une campagne de sensibilisation dénommée “Agbazatché” au profit des filles aux fins de changer leur paradigme face à la débauche sexuelle et ses inconvénients.

Ce jeudi 22 septembre 2022, l’autorité ministérielle à la tête d’une délégation s’est rendue au CEG Honvié dans la commune d’Adjarra, aux CEG Dangbo et Akpadanou dans la commune d’Adjohoun pour démarrer dans l’Ouémé sous la présidence de la Préfète Marie ATROKPOSSOU, cette campagne de lutte contre les grossesses en milieu scolaire.

Dans un langage franc, la Ministre a principalement entretenu des centaines d’adolescentes sur la santé sexuelle et reproductive, l’intérêt du dialogue parents-enfants, l’estime de soi et les moyens de dénonciation des harcèlements sexuels.

Banniere carrée

De manière pédagogique, la ministre a satisfait les préoccupations exprimées par les apprenants. En effet, elle a démontré les conséquences d’une sexualité irresponsable, notamment sur la scolarité des filles. Elle leur a expliqué comment la recherche de facilités sur les bancs en échange de faveurs sexuelles peuvent conduire l’élève dans des difficultés dangereuses.

Tout en les invitant à observer des attitudes responsables, la Ministre TOGNIFODE a rassuré les élèves que le gouvernement a tout mis en place pour sécuriser leur cursus scolaire. Elle les a informées des dispositions légales prises par le Gouvernement pour renforcer la protection des filles contre toutes violences sexuelles, et réformer l’Institut National de la Femme pour renforcer cette lutte. Mieux, il y a plusieurs autres mesures prises pour accompagner les familles démunies afin d’éviter que la pauvreté soit un prétexte pour les filles de céder au marchandage de leur corps, qui n’est pas sans conséquence, retient-on de ses interventions limpides.

“Le harcèlement en milieu scolaire, les viols, les mariages forcés et/ou précoces sont dorénavant sévèrement punis et doivent être dénoncés”, a-t-elle indiqué aux filles tout en leur précisant qu’elles-mêmes doivent prendre conscience de l’importance à accorder à leur formation, “savoir ce qu’elles veulent et ne pas permettre à qui que ce soit de perturber leur destinée”.

Faut-il signaler que la campagne a enregistré dans les trois différents collèges parcourus, la présence de la Préfète, Marie AKPOTROSSOU, des maires et des responsables des établissements.

D. G.

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