Prévention et lutte contre les VGO en contexte de crise: Iléwa apporte sa contribution

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C’est à la faveur d’un dîner d’engagement qui a réuni plusieurs organisations de la société civile et des experts du domaine que l’ONG Iléwa a présenté d’une part le bien fondé des violences gynécologiques et obstétricales en contexte de crise, et d’autre part les résultats du diagnostic communautaire qu’elle a réalisé. C’était le mardi 7 mars 2023 dernier à Bénin Royal Hôtel dans une ambiance bon enfant.

Un nouveau pas vient d’être franchi dans la prévention et la lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales en situation de crise humanitaire. Pour la présidente de Iléwa Nafissate Hounkpatin, cet évènement vient à point nommé à la veille de la journée internationale des droits de la femme non pas un hasard mais pour attirer la conscience collective sur la nécessité de mettre en place des mécanismes et des actions urgentes pour protéger l’intégrité de la femme et ceux même dans les formations sanitaires. Le dîner d’engagement aux dires de la présidente, le dîner découle d’un processus de travail de l’équipe projet de l’ONG Iléwa qui a démarré depuis novembre 2022 grâce à l’appui de ses partenaires techniques et financiers. Elle va assurer plus loin que les actes de violence gynécologique et obstétricale sont restés longtemps méconnus jusque ici autant par les prestataires de service que les usagers. “Il était donc important pour nous de partir de faits probants à travers la conduite d’un diagnostic communautaire donc les résultats seront présentés au cours de la soirée. Aussi a-t-il été procédé au renforcement de capacités de 50 prestataires de service et étudiants en science de santé dans le cadre des activités du projet . Le dîner est un cadre idéal pour présenter aux invités les fruits de travail de ces quatre derniers mois.”, a laissé entendre Nafissate Hounkpatin.
Par ailleurs, un panel a été organisé afin de permettre à différentes personnes qui ont des profils assez intéressants d’opiner sur le sujet. Autour de la table, on retrouve une sage-femme spécialiste et lanceuse d’alerte sur les VGO, une victime des VGO et le chargé de programme de l’ONG Iléwa. Tour à tour, ils ont mis la lumière sur la thématique des violences gynécologiques et obstétricales et montrer ce que cela signifie réellement dans la pratique et comment peut on l’identifier et également partager les expériences avec les professionnels des soins de santé et les usagers des services pour pouvoir touché du doigt le problème et ensemble trouver des solutions pour éliminer ladite violence.

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_*Un système qui nécessite un toilettage*_

Culpabiliser les soignants et ou les attaquer ne serait pas la solution selon le chargé de programme Iléwa Giraudoux Sodégla. Il tient cette évidence des données qualitatives des enquêtes menées sur le terrain dans le nord du Bénin. Les professionnels de santé ne sont qu’une partie infirme du problème. “La faute incombe à un ensemble de système qu’il faudra corriger”, avoue sentencieux le chargé de programme de  Iléwa. En clair, l’étude a permis à Iléwa de mettre en exergue les difficultés d’accès au service de santé maternelle dans un contexte de crise. Les menaces, aux dires de ce dernier, génèrent une peur dans la communauté et les femmes ont du mal à se rendre à l’hôpital la nuit . À celà, il va ajouter l’inaccessibilité de ces soins créer par la grande peur générée par les menaces sécuritaires. Quant à Annick Nononhou sage-femme juriste, chercheur et activiste des droits humains en milieu sanitaire, Iléwa voudrait éveiller la conscience des cibles en général et des participants du jour en particulier sur les motifs ou l’importance de parler des violences gynécologiques et obstétricales. Elle a loué le courage et la témérité des dirigeants de Iléwa pour les efforts fournis.
Comme attentes, la présidente de Iléwa Nafissate Hounkpatin, est que les uns et les autres puissent comprendre que les violences gynécologiques et obstétricales sont une forme de violence à considérer au même titre que les violences basées sur le genre et pour laquelle tout le monde doit travailler de même que les autorités à divers niveaux, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers et les professionnels de santé pour éliminer cette violence dans les formations sanitaires.

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