Programme ‘’Rencontre-Discussion’’ du 18 mai 2023 à ‘’Le Centre’’ : la viabilité et la durabilité des musées en débat

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En partenariat avec la section Bénin du Conseil International des Musées (ICOM), l’espace artistique et culturel ‘’Le Centre’’ de Lobozounkpa a initié le 18 mai dernier, une causerie-débat pour commémorer la Journée International des Musées (JIM). Cette rencontre a permis aux experts et au public d’aborder la problématique du fonctionnement des musées dans le contexte béninois.

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La Journée Internationale des Musées (JIM) est célébrée chaque 18 mai dans le monde. Elle est créée depuis 1977 par le Conseil International des Musées (ICOM) et est une opportunité pour les professionnels des musées d’aller à la rencontre de leurs visiteurs et d’alerter le public sur les défis auxquels ils font face.
L’espace artistique et culturel ‘’Le Centre’’ et la section Bénin de ICOM ont initié une causerie-débat autour du thème de cette édition, «Musées, durabilité et bien-être » à travers le programme ‘’Rencontre-Discussion’’. Et pour en parler, des gestionnaires et/ou conservateurs du patrimoine culturel ont été réunis dans un panel pour des échanges interactifs. Il s’agit de Blandine Agbaka, Marion Hamard directrice du Centre, Abdoulaye Imorou, Jules Koukpodé (modérateur) et Zéphirin Cossi Daavo.
C’est d’ailleurs ce dernier qui a planté le décor en faisant la typologie des musées au Bénin. Selon ses explications, le pays dispose de musées d’histoire qui sont les plus connus, des musées archéologiques, des musées ethnographiques (où on retrouve un peu de tout), des écomusées qui contribuent à la protection du cadre de vie.
Revenant au thème de la JIM de cette année, Blandine Agbaka fait comprendre que l’ICOM a voulu participer aux débats sur le développement durable, comment préserver la planète et pouvoir la transmettre aux générations futures. Mieux, il veut que les musées en tant qu’institutions culturelles se réapproprient les questions de santé en général. « L’ICOM a voulu que chaque pays à travers les musées essaie de se focaliser sur cette thématique. Mais dans le contexte béninois, il s’agit de nous questionner sur la réalité de nos musées, les musées au Bénin n’ont pas la même réalité que les musées d’ailleurs. Il faut que nos musées aient les moyens qu’il faut pour pouvoir assurer leurs fonctions », a-t-elle indiqué.
Toujours à en croire Blandine Agbaka, de l’avis général, les musées dans les pays africains pour la plupart sont encore en quête d’identité, «parce qu’il y a toujours le problème de réappropriation locale de l’institution muséale comme acteur de développement ». Et la vraie question selon elle, c’est de savoir le type de musée qu’il faut pour les Béninois.
Pour la directrice de ‘’Le Centre’’ Marion Hamard, on ne saurait parler de viabilité et de durabilité du musée, sans aborder la question de l’éducation et la formation. Celle dont l’espace œuvre depuis plusieurs années pour la sauvegarde, la conservation et la préservation du patrimoine culturel à travers le  »Petit Musée de la Récade », suggère en effet la mise en place d’une stratégie nationale pour faire venir les enfants dans les musées. « C’est un travail de longue haleine », a-t-elle reconnu. Sur cet aspect du sujet, Blandine Agbaka estime que ce qui serait intéressant est d’avoir des creusets plus grands avec des thématiques au cœur des réalités béninoises, bien sûr avec l’implication des politiques.
Les apports, les questions et les suggestions du public, ont aussi permis d’enrichir la ‘’Rencontre-Discussion’’ de ce 18 mai au Centre qui s’est achevée par une visite guidée du Petit Musée de la Récade.

L.T.

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