Supposée complicité du commissaire de Sakin/Savè dans un litige domanial : une vraie fausse accusation pour polluer l’opinion

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Il circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux des publications mensongères et mal fondées cherchant à nuire à la personne du commissaire de l’arrondissement de Sakin dans la commune de Savè département des collines au centre Bénin. L’affaire portant sur une complicité du commissaire de l’arrondissement avec une prétendue association de malfaiteurs relativement à un litige domanial, n’est qu’un montage tendant à ternir l’image et la réputation de l’officier qui n’a violé aucune règle déontologique. Il s’agit d’une initiative tendant à créer une confusion, à enfumer et induire en erreur l’opinion publique éloignée du lieu de la scène.

Les investigations nous renseignent que les instigateurs et commanditaires de ces publications sans fondement objectif et appelant les autorités à divers niveaux au secours ne sont rien d’autres que les métayers allogènes ‘ qui, profitant de la mésentente des parties au litige, exploitaient illégalement de vastes superficies pour leurs activités agricoles depuis une décennie. Il va s’en dire que ces individus (métayers) qui se victimisent et qui crient au secours n’ont aucun droit de présomption de propriété et ne peuvent pas en réclamer. Ils ont longtemps profité de la divergence des autochtones et ne font nullement parties des collectivités en conflit. Il s’agit donc ni plus, ni moins des loups qui crient au voleur et au secours.

De quoi s’agit-il ?

En réalité, un conflit d’occupation de terres cultivables oppose depuis quelques années deux (02) collectivités autochtones de la commune de Savè. Les collectivités KPATCHI /CHENEYI du village Ouogui et Amoutchou de Savè centre. Chacune des collectivités se prévaut d’une possession coutumière sans titre réel de propriété. Ce conflit qui a pour siège le village Ogbon situé à environ huit (08) Km à l’Ouest du poste de péage de Diho se manifeste par des autorisations d’installations de métayers accordées par une collectivité contre un refus de l’autre collectivité qui veut aussi installer ses métayers. Ces derniers qui viennent de diverses horizons sont en majorité des départements de la Donga, de l’Atacora et du Zou.

C’est le cas par exemple des occupants actuels du hameau Ogbon Djevissa (puisque c’est d’eux qu’il s’agit) se trouvant pleinement sur le territoire du village de Ogbon, arrondissement de Sakin, commune de Savè tous originaires d’Abomey et non de Djègbé dans la commune de Ouèssè, installés sur ce domaine il y a une dizaine d’années qui emblavent des superficies à perte de vue. Ce conflit s’était aussi manifesté par des provocations et agressions réciproques occasionnant des dégâts corporels et matériels de part et d’autre.

Le pic de ces troubles avait été évité le Mardi 09 Août 2022 grâce à la promptitude du Commissaire qui a désamorcé un risque d’affrontement sanglant entre les représentants des deux collectivités. Ces évènements ont donné lieu à des enquêtes du commissariat de Sakin où des procédures ont été déférées devant le tribunal d’Abomey à l’issue desquelles trois victimes ont été dédommagées à hauteur de (3.776.000 F CFA). Les mêmes sources renseignent que, le Commissaire de Sakin mis sur la sellette gratuitement, a régulièrement rendu compte à sa hiérarchie de l’évolution du dossier à travers divers correspondances.

A sa suite le Directeur départemental de la Police républicaine des Collines et le maire de la commune de Savè ont également remonté la l’information au préfet des Collines qui à son tour, a convoqué et reçu les parties, le 26 Janvier 2023. A l’issue de cette séance qui a connu la participation des représentants des deux collectivités, du DDPR Collines, du Commissaire de Sakin et du Chef d’arrondissement de Sakin, plusieurs recommandations visant à prévenir des troubles à l’ordre public ont été faites. Il s’agit notamment : de l’interdiction de toute nouvelle installation de métayers, de l’interdiction de toute agression, toute dégradation et toute destruction et toute forme de violences et voies de fait. L’autorité préfectorale a enfin invité les collectivités à un règlement à l’amiable en raison du temps indéfini de la voie judiciaire.

Quid de la suite de ces recommandations

Banniere carrée

En application des recommandations de l’autorité préfectorale, les collectivités KPATCHI-CHENEYI (Ouogui) et AMOUTCHOU ( Savè-Centre) ont soumis leur différent au Tribunal de Conciliation de Savè. Après conciliabule suite à un règlement à l’amiable entre les deux collectivités, le Tribunal de conciliation a mis sur pied un comité de co-gestion des terres querellées. Composé de quinze (15) membres, ce comité entériné par le tribunal de conciliation et homologué par le président du TPI Abomey, a eu comme feuille de route de délimiter collégialement un domaine de cinq cent (500) hectares antérieurement octroyé à une ferme expérimentale dénommée Centre d’Amélioration des Systèmes Agricoles Durables (CASAD) courant 2021).Ainsi, le Jeudi 11 Mai 2023, pour parer aux oppositions et agressions prévisibles de ces métayers environnants, le Commissaire de Police, chargé d’assurer l’ordre public et prêter main forte à l’exécution de la mesure du Tribunal de conciliation a-t-il, accompagné le Président du comité de co-gestion désigné par le Tribunal de Conciliation.

Cette mesure du Commissaire s’est révélée salutaire puisque les bornes prévues par ledit comité de co-gestion seront saccagées par un groupe d’individus dirigés par les nommés AGBODEME Delphin, AGBODEME Lucien et AMAGBEGNON Cyriaque. C’est dire donc que la présence de la police ce jour a permis de limiter les dégâts.

Des contre-vérités relevées

Contrairement aux propos avancés par Nestor MITCHAÏ, les trois (03) individus ainsi identifiés par le Commissaire et les membres du comité de co-gestion sont bel et bien les habitants de Ogbon-Djevissa et non de Djègbé dans la commune de Ouessè. C’est d’ailleurs au chef du village d’Ogbon que les convocations ont été remises pour être notifiées à ses administrés le 23 Mai 2023. Les intéressés s’étant présentés au commissariat de Sakin, lieu de leur résidence, lieu où se sont produits les faits et cela sans contrainte. Ces derniers selon les témoignages recueillis n’ont jamais fait objet de quelle que violence que ce soit. Leur garde à vue qui est une prescription légale conférée à tous Officiers de Police Judiciaire et leur mise sous convocation ont été faite en toute connaissance du Procureur de la République. Quant au cas du nommé AGBODEME Louis, sa garde à vue a été motivée par le fait qu’arrivée au commissariat comme accompagnateur de ses frères Delphin et Lucien, cet individu a agressé physiquement le commissaire lorsque ce dernier mettait de l’ordre dans le hall du commissariat. Sa garde à vue qui bien que motivée est également connue de l’autorité judiciaire. Sa procédure en cours versée à un autre commissariat de la commune ferait l’objet d’une enquête minutieuse.

Tout au long de ses propos largement relayés dans l’intention d’endormir l’opinion, Nestor MITCHAÏ, du fait de n’avoir pas fait un effort de recherche, par un recoupement des faits sur le terrain, s’est fait trompé. Dans sa confusion de ne pas approcher la vérité, il devrait s’assurer que les personnes convoquées et gardés à vues excepté le cas de AGBODEME Louis (qui a été maitrisé par la force publique du fait d’avoir opposé à force ouverte, une résistance à la mesure d’évacuer les visiteurs du commissariat, et s’en est pris violemment au commissaire), n’ont jamais été violentées ni sur le terrain ni au cours de leur garde à vue, mais aussi que ces métayers résident et exploitent leurs champs dans l’arrondissement de compétence du Commissaire de Sakin. Elles partagent sans doute une origine commune d’être du Zou comme Nestor MITCHAÏ auteur de cette dénaturation des faits.

Un coup d’œil dans le rétroviseur

Il est exact qu’un autre litige domanial oppose la commune de Savè à celle de Ouessè et qui concerne les limites de frontières communales entre les arrondissements de Adido (SAVE) et Djègbé (Ouessè). C’est à l’occasion des enquêtes menées en Juillet 2021 par le commissaire de Gbanlin territorialement compétent sur l’arrondissement de Djègbé que le nommé ADJE Richard a été déféré par le commissaire de Gbanlin suivant PV N°061/2021 du 23 Juillet 2021 pour les faits de violences et de destruction. L’autorité judiciaire avait libéré le suspect au bénéfice du doute. Est-ce par volonté délibérée de nuire que le mis en cause d’une affaire connu d’un autre commissariat (sur un autre territoire) il y a plus de deux ans, est présenté à la face du monde comme agissant sur les ordres du Commissaire de Sakin ? De source digne de foi et après investigations, le commissaire ne connaît ni d’Adam ni d’Eve le nommé ADJE Richard. Par ailleurs si des images de personnes portant des traces de blessures se rapportent bien à une agression résultant d’un litige domanial, il s’agit d’une agression qui s’est passée à Ohoula, dans l’arrondissement de Djègbé commune de Ouessè, le 20 Avril 2023 et dont l’enquête est en cours par le commissariat de Gbanlin. En attendant que la participation d’ADJE Richard soit éventuellement établie à nouveau dans cette nouvelle affaire, que gagne-le nommé Nestor MITCHAÏ à rattacher ce fait à la connivence supposée du Commissaire de Sakin avec le nommé ADJE Richard alors que les deux ne se connaissent pas, ne se sont jamais vu et n’ont jamais communiqué par quelque moyen.

La leçon

Au regard de ce tableau qui met la lumière sur tout le dossier, il est utopique, moche et méchant de faire croire à l’opinion que le commissaire de police d’une localité peut influer dans un dossier de litige au profit ou au détriment d’un camp. Il en ressort également que les commanditaires de cette publication qui sont des métayers non autochtones ne sont ni des présumés propriétaires ni partie au conflit domanial mais profitaient illégalement de la mésentente des autochtones pour exploiter de très vastes superficies de ce domaine. La conciliation des deux collectivités par le tribunal de conciliation de Savè au moyen du comité de co-gestion qui a décidé d’administrer désormais autrement leurs terres est ce qui crée la psychose à ces métayers qui crient au secours car voyant leurs intérêts menacés. Par ailleurs, le sieur ADJE Richard présenté comme auteur d’une association de malfaiteurs avait agi du côté de l’arrondissement d’Adido, commune de Savè frontalier avec Djègbé dans la commune de Ouèssè et ne fait non seulement pas partie du comité de co-gestion officiant à Ogbon dans l’arrondissement de Sakin commune de Savè mais est inconnu du commissaire de Sakin (les deux ne se connaissent ni d’Adam ni d’Eve). Face à cet état de chose, il faut retenir qu’il est du devoir du commissaire de porter assistance et prêter main forte aux autorités administratives et judiciaires ainsi qu’à l’exécution des mesures prises par elles. Il est également de son devoir de prévenir tout trouble à l’ordre public. Les différentes hiérarchies du commissaire (policière, administrative et judiciaire) ont connaissance de ces enquêtes et mesure dans le dossier.

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