Accrochage du Petit Musée de la Récade : une nouvelle scénographie pour replonger le public dans l’histoire du Danxomè

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Comme annoncé, le nouvel accrochage du Petit Musée de la Récade implanté dans l’enceinte du complexe artistique et culturel Le Centre de Lobozounkpa, a eu lieu le samedi 24 juin dernier. Une cérémonie à laquelle ont pris part des invités de marque dont le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts et une délégation de la cour royale d’Abomey.

Le Petit Musée de la Récade fait peau neuve avec une nouvelle scénographie et un décor plus attrayant. À la cérémonie de réouverture organisée le 24 juin dernier, deux tableaux culturels ont été offerts aux invités pour leur souhaiter la bienvenue au Centre.
Le premier est un concert du groupe ‘’Pépit’Arts’’ qui a puisé dans son répertoire pour proposer de belles sonorités appuyées de pas de danse exécutés avec maitrise. Le second tout aussi intéressant, est une pièce de théâtre sur l’histoire de l’ancien royaume du Danxomè, en particulier sur des personnages clés souvent relégués au second plan. « La thématique du nouvel accrochage m’a interpellé et je me suis dit qu’il faut faire une histoire du Danxomè, nouvelle dimension. La plupart du temps, quand on parle de ce royaume, on parle des souverains. Mais on ne parle presque jamais des pêcheurs, des cultivateurs et autres », confie le metteur en scène, Didier Nasségandé qui a encadré les enfants du Centre qui ont présenté ladite pièce.

« Je me devais d’être présent pour dire toute ma joie »

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Ces deux prestations ont été suivies de la réouverture de la bibliothèque du Centre qui a désormais de nouveaux ouvrages dans ses rayons, du vernissage de la nouvelle exposition contemporaine et bien entendu du nouvel accrochage du Petit Musée de la Récade qui a été l’attraction de la soirée.
Dans les rangs des personnalités invitées à découvrir le nouveau visage de ce musée se trouvait le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Sous la conduite de Fortuné Agossa, chargé des collections au Centre, l’autorité a fait le tour des symboles royaux exposés ainsi que de l’histoire authentique racontée de chaque pièce. « Le Petit Musée de la Récade est rentré totalement dans le paysage muséal, culturel de notre pays le Bénin, en particulier de la commune d’Abomey-Calavi. Je me devais d’être présent pour dire toute ma joie, toute la satisfaction du gouvernement pour ce que fait Le Centre, pour la promotion, la valorisation du patrimoine culturel et artistique du Bénin » s’est-elle réjouie. Aux dires du ministre, la nouvelle scénographie du musée qu’il invite d’ailleurs le public à visiter permet de s’immerger dans l’histoire du Danxomè.
Comme le ministre, le chef de délégation du palais royal d’Abomey s’est dit très satisfait. « Avant d’arriver ici, nous ne saurions imaginer ce que nous venons de voir. L’évènement auquel nous avons assisté est magnifique. Le pari est gagné », a lancé Son Altesse Sohinton Guézo.
Pour la directrice du Centre, Marion Hamard, c’est un honneur d’avoir le ministre Jean-Michel Abimbola à leurs côtés pour ce nouvel accrochage. « On ne peut qu’être heureux de la mobilisation et de la qualité de nos invités. On a mis en place un espace documentaire avec la création de podcasts et de vidéos grâce à l’appui de chercheurs, d’historiens», a-t-elle laissé entendre, avant de préciser qu’il y a désormais beaucoup plus d’objets à visiter dans le Petit Musée de la Récade que des récades.

Les amazones à l’honneur

L’un des temps forts de la soirée du 24 juin dernier au Centre a été le vernissage de la nouvelle exposition contemporaine, « Le Royaume du Danxomè au féminin ». Elle donne l’occasion aux jeunes graphistes designers, d’exposer leur génie créateur au public à travers leurs œuvres. Parmi eux, on peut citer Lucas Mensah, qui a profité de l’occasion que lui offre Le Centre pour présenter deux œuvres réalisées à l’aide de la peinture et de l’illustration digitale. « J’ai voulu mettre en avant la femme pour montrer sa grâce, son pouvoir et la richesse qu’elle représentait pour le Danxomè », a-t-il expliqué. Avec son tableau, Débora Dimado quant à elle, met en lumière les coiffures traditionnelles africaines qui disparaissent peu à peu.
D’autres jeunes graphistes designers tels que Toscani Ametowoyona, Aurel Béhanzin, Mauricette Kikissagbe, Ismène Koussougan, Olympe Ogoutolou et Ganigui Seke Philippe présentent aussi des œuvres sur cette exposition contemporaine qui prend fin le 17 septembre prochain.

L.T.

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