Médiature de la République : Pascal Essou va plier bagage, sa succession lancée

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Il s’apprête, à pas forcé par la loi, à quitter ses fonctions de Médiateur de la République. Pascal Essou portera bientôt l’habit de l’ancien occupant du siège. A moins de trois semaines de l’échéance, le fauteuil du Médiateur de la République commence à vaciller. Alors que Pascal Essou vit ses derniers jours à la tête de l’institution qu’il dirige depuis mai 2021, le mois de mai s’annonce comme le carrefour de la redistribution des cartes. Nommé par décret n°2021-227 du 12 mai 2021, l’actuel Médiateur avait prêté serment le 19 mai 2021, avant de prendre les commandes des mains de Joseph Gnonlonfoun. Cinq ans plus tard, l’horloge institutionnelle arrive à son terme. Et cette fois, aucune prolongation n’est possible.

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Une loi sans échappatoire

Le verrou est juridique. Et il est sans appel. La loi n°2009-22 du 03 janvier 2014 portant institution du Médiateur de la République encadre strictement la fonction. Son article 4 ferme définitivement la porte à toute reconduction : « La durée du mandat du Médiateur de la République est de cinq (05) ans. Il ne peut être mis fin à ses fonctions avant l’expiration de ce délai qu’en cas d’empêchement ou de faute grave constatée par la cour suprême. Son mandat n’est pas renouvelable. ». Ces dispositions sont claires et sans ambiguïté. Dans cette configuration, Pascal Essou est en fin de course. Il n’aura pas l’opportunité d’un mandat bis comme ce fut le cas récemment pour ses collègues de la Cour Suprême et de la Cour des Comptes. Et déjà dans les coulisses, la succession s’organise.
Pendant que le calendrier officiel suit son cours, les lignes bougent en coulisses. Selon plusieurs sources concordantes du Département Enquête et Investigation (DEI) du groupe de presse le Potentiel, des tractations sont déjà en cours pour désigner celui ou celle qui prendra la tête de cette institution stratégique. Entre profils en étude, arbitrages politiques, équilibres institutionnels, la désignation du prochain Médiateur s’annonce comme un exercice délicat, à la croisée du droit et du pouvoir. Car au-delà de la fonction, le Médiateur incarne un rôle clé, recueillir les plaintes des citoyens contre l’administration ; désamorcer les conflits ; imposer une médiation là où l’État est contesté ; et peser, en filigrane, sur la qualité de la gouvernance publique. La fin de mandat de Pascal Essou est sous une tension silencieuse. Officiellement, rien ne filtre. Mais officieusement, le tempo s’accélère. L’absence d’annonce à quelques semaines de l’échéance alimente interrogations et spéculations. Qui pour succéder à Pascal Essou ? Quand interviendra la nomination ? Sur quels critères se fera le choix ?
Une certitude demeure, le compte à rebours est irréversible. D’ici quelques jours, soit en mai 2026, l’actuel Médiateur devra plier bagage, conformément à la loi. Et dans les couloirs du pouvoir, la course pour lui succéder est déjà lancée, même si celle-ci est discrète, elle est bien réelle.

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