Avancement dans la fonction publique : le gouvernement régularise la situation de plus d’un millier d’agents de l’État
L’exécutif béninois poursuit la mise en œuvre de la réforme de la carrière des agents publics. Réuni en conseil des ministres, il a autorisé l’avancement au 12ᵉ échelon des fonctionnaires remplissant les conditions requises, une mesure qui concerne plus d’un millier d’agents en attente de promotion.
La décision s’inscrit dans le cadre de la réforme de la fonction publique introduite par le statut général des agents de l’État, qui a réorganisé leur carrière en quinze échelons, contre douze auparavant. Avec cette nouvelle architecture, l’accès au 12ᵉ échelon est désormais considéré comme un avancement d’échelon, appelé à devenir automatique, et non plus comme un avancement de grade soumis au choix et au mérite.

Selon le gouvernement, la mise en œuvre de cette réforme nécessitait toutefois l’adoption de dispositions réglementaires complémentaires. Cette attente avait conduit, au 31 décembre 2025, à une situation où 1 110 agents, déjà classés au 11ᵉ échelon, demeuraient en attente de leur promotion. À travers cette autorisation de leur avancement, le gouvernement entend préserver les droits des agents concernés tout en accélérant la mise en œuvre de la réforme dans le système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie. Également, le conseil a prévu des mesures en faveur des agents admis à la retraite dont la situation administrative n’a pas encore été régularisée. Ceux-ci bénéficieront d’une reconstitution de carrière, accompagnée d’une révision de leur pension de vieillesse, afin de prendre en compte les évolutions auxquelles ils avaient droit.
Par ailleurs, les fonctionnaires promus au 12ᵉ échelon percevront les incidences financières liées à leur avancement ainsi que les rappels de salaire correspondants. À cet effet, les ministres compétents ont été instruits de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’application effective de cette décision.
Laura LEKE