Incapacité à fournir l’énergie au Bénin : démissionner, l’option à faire par le DG Zagrodnick

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Le noir à temps plein et le noir partout. C’est le slogan qui collerait bien à la stratégie marketing de la société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Cheville ouvrière de cette mauvaise publicité, le Directeur général Gérard Zagrodnick qui cumule cette fonction directoire avec l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). Sur tous les deux bords, Zagrodnick a zigouillé la politique énergétique du Bénin.

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Incapacité à maintenir une continuité dans la fourniture de l’énergie électrique aux ménages et aux entreprises ; graves préjudices causés aux secteurs économiques ; paralysie des unités de production ; destruction des appareils électroménagers ; ralentissement des services, etc. Tous ces maux que vivent les Béninois ont une seule source : la Sbee avec en tête son directeur général Gérard Zagrodnick. Annoncé au départ par les flouteurs communicants comme une  »panne zonale », le délestage sauvage ne cesse de contredire cette thèse. La réalité pratique est que la Société béninoise d’énergie électrique est en incapacité de fournir l’énergie à ses millions d’abonnés. Le problème est criant et frappe avec intensité certains départements bien qu’il soit général. Hier par exemple, les départements du Couffo, de l’Atlantique, des Collines, du Zou… ont été tout simplement coupés. Des heures durant, presque la moitié d’une journée, il était impossible d’avoir de l’énergie électrique. Cette coupure a coulé la chaîne d’activité économique, bouleversé beaucoup de programmes et entraîné des pertes inestimables. La déception est totale dans le rang des populations qui avaient repris de l’espoir au regard des efforts et ses lourds investissements consentis par le gouvernement dans le secteur de l’énergie ces dernières années. Malheureusement, le délestage sauvage qui apparaît au tableau de bord du bilan du DG Gérard Zagrodnick vient saboter les efforts du Président Patrice Talon qui fier de l’œuvre qu’il accomplit vend avec brillance le Bénin. Le président n’a de cesse que d’appeler des investisseurs étrangers à faire de la destination Bénin, une priorité en raison de la distance continue de l’énergie électrique pour supporter la charge de la production. Mais le contrat de gestion déléguée passé avec les Canadiens et grâce auquel Gérard Zagrodnick a pris la tête de la Sbee se révèle contre-productif. Et malgré tout, le Directeur général de la Sbee s’accroche à son poste. Celui qui multiplie les erreurs dans la gestion avec un bilan sombre devrait prendre le chemin de la porte. C’est-à-dire démissionner. C’est la règle en occident. La culture de la démission est une obligation morale qui pèse lourdement sur les mauvais gestionnaires dans les entreprises européennes. Ici, le Canadien Gérard Zagrodnick semble oublier cette culture de la démission alors même que le délestage sauvage qu’il produit comme résultat à la tête de la Sbee est là. À défaut de satisfaire les Béninois en assurant une disponibilité continue de l’énergie électrique, Gérard Zagrodnick devrait démissionner. Son séjour au Bénin ne doit pas servir d’alibi pour qu’il renie à ce point sa culture canadienne dans le rapport au travail. Les Béninois n’ont pas fini de digérer la flambée du prix du kWh depuis l’arrivée de Gérard Zagrodnick. Alors qu’ils ne sont pas encore remis de cette augmentation insupportable, les consommateurs sont à nouveau livrés aux coupures répétées. Désabusés, ils sont nombreux ces Béninois qui demandent depuis un moment déjà, la résiliation du contrat signé avec les experts canadiens et leur remplacement par des cadres béninois compétents. Les mauvais points du DG Gérard Zagrodnick ne s’arrêtent pas à la Sbee. Placé à la tête de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), Gérard Zagrodnick s’engouffre aussi dans la violation des textes règlementaires notamment dans les procédures de nomination des cadres techniques. Le nouveau directeur administratif et financier (Daf) nommé le 28 avril 2023 sans l’avis du Conseil d’Administration en est un exemple. Peut-être bien que ces faux pas ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont porteurs d’un message : la démission ou le limogeage.

B. K. S

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