Au moins sept prisonniers ont péri et plusieurs dizaines d’autres ont été blessés dans l’incendie d’une prison de Kobané, dans le nord de la Syrie. Le sinistre s’est déclaré samedi 12 septembre lors d’une mutinerie, alors que des forces de sécurité étaient déployées autour de l’établissement.

Selon la télévision d’État syrienne, des détenus ont mis le feu au bâtiment pénitentiaire, avant que les flammes ne se propagent à plusieurs dortoirs. Plusieurs prisonniers ont été brûlés ou asphyxiés. Les autorités syriennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur les violences. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a donné un bilan plus lourd, faisant état de neuf morts parmi les détenus. L’organisation rapporte que plusieurs prisonniers, pris de panique après l’arrivée des forces de sécurité dans le périmètre de la prison, ont déclenché l’incendie par crainte d’un transfert.
*Les causes…*
Les troubles ont commencé après la découverte, jeudi, du corps de Sami Sheikhmous Hiso, un ancien combattant kurde connu sous le nom de Sepan. Selon les autorités syriennes, des violences ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi. Des voitures de police ont été attaquées et le bâtiment de la Direction de la sécurité intérieure pris pour cible. Le Parti de l’Union démocratique (PYD), principale formation politique kurde en Syrie, a demandé une enquête complète et transparente sur la mort de Hiso ainsi que sur l’incendie de la prison. Le parti a également tenu le gouvernement syrien pour responsable des événements.
Quand à la ville de Kobané reste un lieu hautement symbolique pour les Kurdes syriens. Elle avait été le théâtre, en 2015, de la défaite du groupe État islamique face aux combattants kurdes. Ces nouveaux affrontements surviennent alors que Damas et les autorités kurdes poursuivent le processus d’intégration des institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’État syrien.
Laura LEKE






















































