Plusieurs semaines de mobilisation dans les lycées et les universités après, le gouvernement français doit présenter ce lundi 26 octobre 2026 une série de mesures destinées à répondre aux revendications des jeunes. L’orientation, la plateforme Parcoursup, le manque de places dans l’enseignement supérieur et la dégradation des établissements figurent parmi les dossiers attendus.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit les organisations lycéennes et étudiantes cet après-midi, avant une conférence de presse prévue à ce même jour, au cours de laquelle les ministres chargés de l’éducation et de l’enseignement supérieur doivent détailler les annonces. Déclenchée le 17 septembre dans un lycée de la région parisienne, la contestation s’est progressivement étendue à plusieurs villes du pays. Les manifestations du 17 octobre ont été marquées par des dégradations et des pillages en marge des rassemblements. Une nouvelle mobilisation, organisée samedi 24 octobre, s’est déroulée sans incidents majeurs, malgré une forte participation. Face à cette pression, l’exécutif envisage des évolutions de Parcoursup, régulièrement critiquée pour le manque de transparence et les difficultés rencontrées par les candidats dans leur orientation. Emmanuel Macron, le Président français a récemment évoqué une refonte en profondeur de la plateforme, tandis que Sébastien Lecornu a promis des réponses sur les moyens accordés à l’éducation, les effectifs par classe et l’état des bâtiments scolaires.
Les organisations étudiantes et lycéennes défendent dix mesures principales, dont la fin de la sélection à l’université, la création de 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur et une réforme des bourses. Le coût global de leurs propositions est estimé à 10 milliards d’euros.Les syndicats de l’éducation réclament, de leur côté, des engagements budgétaires concrets, sur les remplacements d’enseignants et les heures d’enseignement. Ils estiment que les annonces attendues devront être accompagnées de moyens suffisants pour produire des changements tangibles.
Pour recueillir les propositions, le gouvernement avait ouvert le 5 octobre une plateforme de consultation qui a enregistré près de 100 000 contributions avant sa clôture. L’exécutif affirme avoir attendu ces remontées avant de préparer ses annonces. Le calendrier social reste chargé, avec une journée d’action des « gilets jaunes » annoncée le 31 octobre, puis une mobilisation nationale des syndicats de salariés prévue le 5 novembre. Le gouvernement espère que les mesures présentées permettront de répondre aux préoccupations de la jeunesse et de réduire les tensions.


































































