Conseils communaux: Des femmes victimes de trahison à l’UP et au BR

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(Seulement 4 élues maires, FCBE loin d’être l’exemple)

Banniere carrée

Avant le scrutin, c’est le réseau ouest-africain pour l’édification de la paix Wanep-Bénin qui a lancé l’alerte sur la faible représentativité des femmes sur les listes de candidatures. L’organisation de la société civile avait  annoncé 9% de femmes positionnées sur l’ensemble des 5  partis politiques engagés dans la course électorale.  Conséquence, les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) ont davantage consacré le taux baissière. Moins de 5% de femmes sont élues conseillères communales sur les 1815 sièges à pouvoir dans les 77 communes du Bénin. Pire, sur ce faible échantillon de femmes élues, les partis politiques ayant la responsabilité de proposer ou de désigner les élus devant assumer des fonctions dans les organes dirigeants ont préféré une fois encore faire le lit aux hommes. Trois partis politiques sont ici sur le banc des accusés. Il s’agit des partis Union Progressiste (UP), du Bloc Républicain (BR) et la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Les deux premiers, tous de la mouvance ont raflé le maximum du siège  et doivent régner sans partage sur 70 communes. Avec ses 260 sièges, la FCBE, seul parti de l’opposition devra se contenter de 7 communes. Alors qu’on attendait l’émergence des femmes aux divers postes (maires, adjoints aux maires, Chefs d’arrondissement), les deux partis et surtout les deux de la mouvance se sont révélés dans une politique anti promotion de la gent féminine.

Femmes au pouvoir, un slogan électoral de plus

 

Après l’installation des conseils communaux, les partis UP et BR n’ont pas assez fait la promotion des femmes à tête des communes. Sur les 77 communes que compte le Bénin, à peine quatre (4) seront vraisemblablement dirigées par des femmes. Dans une dizaine de communes, des femmes ont été choisies comme des adjoints aux maires. Avec ces statistiques qui laissent réfléchir, l’on se rend bien à l’évidence que la promotion des femmes dans l’arène politique reste et demeure un slogan creux. Les années passent, les élections se succèdent et le nombre  de conseillers communaux s’accroît compte tenu de la démographie et pourtant les femmes sont davantage lésées dans le positionnement sur les listes de candidature. Elles le sont encore plus dans le choix des élus censés administrer les conseils communaux et/ou municipaux. 4 femmes Maires sur les 77 maires. C’est le tableau que présentera la décentralisation pour les six prochaines années. Un chiffre insuffisant et qui trahit les engagements et beaux discours des 83 députés des  partis UP et BR à l’occasion de la révision de la constitution en novembre 2019. On se rappelle, le relèvement du niveau de représentativité du peuple par les femmes avait été un argument fort pour opérer la réforme du système partisan. Mais ces partis politiques, avec ces statistiques de femmes positionnées, de femmes élues et de femmes Maires ou adjointes aux maires, ont une fois encore prouvé leur mauvaise foi. Il s’agit là, d’un péché politique commis contre les femmes qui pourtant représente plus de la moitié de la population béninoise. Le réel développement ne pourra se faire qu’avec un taux raisonnable de femmes dans les instances de gestions des collectivités locales. Mais le mal a la peau dure et les organisations de la société civile ainsi que les femmes militantes au sein des  partis politiques doivent ainsi se réveiller et constater que les promesses ne sont que de la poudre aux yeux. L’UP, le BR et la FCBE, ce trio gagnant des élections communales auraient pu être mieux galants avec les femmes. Et une de plus, on dira partie remise.

E.A

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