Côte d’Ivoire/Présidentielle 2020: La candidature de Ouattara n’est pas recevable selon Simone Gbagbo

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Après deux mois de retraite forcée due à une infection à la Covid-19, l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire Simone Ehivet Gbagbo a repris du poil de la bête et tenu un point de presse dans l’après-midi de ce mardi 11 août à la Riviera Golf (Abidjan) à effet de se prononcer sur la situation sociale et politique de son pays à la veille de la Présidentielle.

Au cours de cette rencontre média, la 2è vice-présidente chargée de la stratégie et de la politique générale du Front Populaire Ivoirien (FPI) a passé au peigne fin les questions majeures de l’actualité socio-politique du pays notamment le retrait du nom de l’ancien Président Laurent Gbagbo de la Liste électorale et la décision du Président Alassane Ouattara de se porter candidat pour la présidentielle prochaine.

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Selon Simone Ehivet Gbagbo, « les arguments utilisés pour justifier le retrait du nom de Laurent GBAGBO de la liste électorale sont des arguments juridiques très discutables. D’ailleurs, le procès qui a conduit à cette condamnation est lui-même politique et injustifiable. Cela n’est pas honorable et cela n’est pas juste». Elle a exhorté « le Chef de l’État à prendre une loi d’amnistie pour rendre Laurent Gbagbo éligible» et «à lui délivrer un passeport diplomatique». Aussi a-t-elle souhaité la réinscription de Blé Goudé Charles et Soro Kigbafori Guillaume sur les listes électorales, la libération de tous les prisonniers militaires et civiles de la crise post-électorale et le retour sécurisé des exilés pour la consolidation de la paix actuelle et la facilitation du processus de réconciliation dans le pays.

L’autre question qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans les débats en cours est la décision du Président Alassane D. Ouattara de se porter candidat une nouvelle fois après deux mandats à la tête de l’Etat ivoirien. «Nous le savons tous, cette candidature viole la constitution, au moins en son esprit, telle que formulée par les auteurs même de ce texte. […] Un chef de l’État ne peut pas dire et se dédire, surtout devant sa nation. Le respect de la parole proférée et donnée, le respect des engagements pris doivent plus que jamais être observés en politique » a déclaré Simone Gbagbo.

La 2è vice-présidente du FPI est restée quand-même optimiste et propose des rencontres de concertations pour reformer la CEI, auditer la liste électorale, revoir le découpage électoral, réexaminer le code électoral notamment les dernières modifications (augmentation de la caution à 50 millions de Francs, établissement des parrainages…).

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