???????????? Mafia foncière, faux et usage de faux à Abomey: la mairie sous tension, un agent en garde à vue

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(Un autre présumé propriétaire de faux actes jeté en prison)

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Les auteurs et bénéficiaires de la pagaille entretenue dans la gestion du patrimoine foncier de la mairie d’Abomey commencent à en payer le prix. En effet, dans l’affaire ”bradage des réserves administratives à Djimè Sud”, la justice donne le tournis aux criminels fonciers qui croyaient pouvoir s’en sortir aussi facilement. Selon nos sources, la semaine écoulée, l’un des cerveaux de ce grotesque film de bradage de terre a été mis aux arrêts puis présenté au procureur avant d’être placé sous mandat de dépôt. Volontiers, nous taisons son identité pour des raisons stratégiques liées à la gestion de ce dossier dans les couloirs judiciaires. Le mis en cause a, selon nos informations, fait assez de dégâts et de victimes. Toujours dans la même semaine qui vient de s’achever et notamment jeudi 4 août 2022, nos sources renseignent que le sieur Jérémie Logbo Azonvewa, agent de la mairie d’Abomey en service au service des affaires domaniales, a été arrêté et placé en garde à vue. Les mêmes sources précisent qu’il sera présenté au procureur dans les prochaines heures. Le sieur Jérémie Logbo Azonvewa est poursuivi pour faux et usage de faux en écriture publique dans l’affaire ”de la transaction foncière querellée”. Cet agent de la mairie, précisent nos sources, est l’un des auteurs de la falsification d’un document d’un ancien maire d’Abomey qui avait acté la cession des réserves administratives à des particuliers. D’autres sources indiquent que les deux personnes arrêtées la semaine écoulée sont les auteurs de la falsification du document administratif. Aux dernières nouvelles, et toujours selon nos sources, l’appareil judiciaire subit d’énormes pressions politiques afin de relâcher le sieur Jérémie Logbo Azonvewa placé en garde à vue dans cette affaire de crime foncier. On le sait, depuis que notre rédaction a remis au goût du jour cette scabreuse affaire, la Justice s’est mise en branle pour faire rendre gorge aux auteurs. L’arrêté qui a légalisé le bradage des réserves administratives à Djimè a été signé le 10 juin 2011 par le maire d’Abomey d’alors Blaise Ahanhanzo-Glèlè. C’est sur la base de cet arrêté que plusieurs parcelles relevant du patrimoine foncier de la mairie d’Abomey ont été attribuées à titre onéreux dans le lotissement de Djimè Sud à des élus communaux, cadres techniques de la mairie et à d’autres particuliers. L’arrêté administratif authentique signé par l’ancien maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè fait état de 75 personnes bénéficiaires des réserves administratives brasées à Djimè Sud. Mais cet arrêté a été falsifié avec l’ajout de 15 autres personnes supplémentaires à la liste des bénéficiaires. Dès lors, le crime commis à la mairie d’Abomey n’était plus que foncier. À ce crime de bradage, se sont ajoutés des actes de faux et usage de faux en écriture publique. C’est donc pour ce délit que le sieur Jérémie Logbo Azonvewa et son copain falsificateur ont été jetés en prison la semaine écoulée à Ablomey. Plusieurs autres auteurs, coauteurs, complices et bénéficiaires de ce crime foncier de Djimè sont toujours en liberté. Mais nos sources informent qu’un travail d’enquête de fond se fait par les acteurs de la justice pour dire le droit dans ce dossier. Des interpellations, des auditions et autres condamnations seraient en cours. Les populations de leur côté sont toujours impatientes de voir revenir dans le patrimoine de la mairie ces parcelles bradées à Djimè Sud. Sous l’administration Talon, les parapluies politiques et les liens de parenté avec des ”hauts placés” ne suffisent plus pour sortir des indélicats des liens de la justice. Les réserves administratives sont soumises au même régime juridique que celui des domaines publics. Elles ne peuvent être bradées et vendues à l’emporte-pièce entre copains et coquins. C’est sur ces réserves administratives que les infrastructures sociocommunautaires seront érigées au profit des populations. Le crime foncier ne restera donc pas impuni indéfiniment.

B. K. S

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