Adoption de la loi-cadre sur la planification du développement et sur l’évaluation des politiques au Bénin : Abdoulaye Bio Tchané, un manager qui assure le développement durable

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L’outil est enfin là pour lancer le Bénin sur l’orbite du développement harmonieux. Il s’agit de la loi-cadre sur la planification du développement et sur l’évaluation des politiques publiques en République du Bénin. La loi a été adoptée, à l’unanimité des députés présents et représentés, en session ce mercredi 24 janvier 2024 à l’Assemblée nationale. Le vote de cette loi stratégique inscrite dans le portefeuille du Ministère du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale est le couronnement d’un travail rigoureux piloté par le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané.

Avec l’adoption de cette loi-cadre, le Ministère du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale vient d’achever les réformes inscrites dans son portefeuille pour le compte du PAG 2021-2026, et ce, deux ans avant échéance. La loi-cadre sur la planification du développement et sur l’évaluation des politiques publiques est le produit d’une réflexion approfondie. Sa pertinence est justifiée par l’évaluation faite de la mise en œuvre du document ”Bénin 2025″.

En effet, le Bénin a adopté, après un processus largement participatif, les Études Nationales de Perspectives à Long Terme, Bénin 2025 dont la vision est intitulée «A l’horizon 2025, le Bénin est un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social ». Cette vision a pour objectif d’éclairer les choix et orientations stratégiques à moyen terme à mettre en œuvre dans le cadre de plusieurs plans de développement. Mais à quelques années de la fin de l’échéance, les multiples évaluations réalisées ont révélé que d’importants retards sont notés quant à l’atteinte des objectifs fixés.

Il en ressort qu’en dépit de la définition d’une vision claire, le système de planification notamment les planifications stratégique et opérationnelle peine à devenir une véritable culture de développement. Parmi les multiples facteurs qui expliquent ce constat, on peut retenir : les difficultés techniques récurrentes liées à l’hétérogénéité des méthodes et la multiplicité des outils de planification au sein de l’Administration publique ; la discontinuité/rétropédalage (défaut de capitalisation des acquis de régimes passés/reprise de processus à zéro) dans l’action publique ; la faible appropriation dans la pratique des changements de paradigme et des approches intervenus dans la gestion du développement depuis plus d’une décennie ; et la faible capacité de pilotage du développement des acteurs publics.

Au regard de ces facteurs, l’instauration d’une réglementation en termes de planification du développement pour en assurer une culture au service du développement était devenue une urgence.

Les avantages de la loi-cadre

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Tirant leçon des balbutiements en termes de développement, le gouvernement du Président Patrice Talon, a depuis 2016, restructuré l’action publique. L’axe central de la nouvelle vision qui prescrit une réglementation en termes de planification du développement n’est rien d’autre que le ministère du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.

C’est d’ailleurs au ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, patron dudit ministère que la mission a été confiée de piloter le projet qui a abouti à l’élaboration et l’adoption par l’Assemblée nationale, de la loi-cadre sur la planification du développement et de l’évaluation des politiques publiques. Cette loi présente d’ailleurs plusieurs avantages.

Le vote de cette loi va permettre la consolidation de la gouvernance globale pour l’intérêt général de la Nation à travers le renforcement du système national de planification et du système national d’évaluation. Cette loi permet également de stabiliser le système national de planification de développement et de l’évaluation des politiques publiques ; de pérenniser les acquis des interventions publiques ; d’assurer la continuité des interventions publiques conformément aux priorités nationales ; de standardiser les méthodes et outils de planification de développement et d’évaluation des politiques publiques.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cette loi aidera à fournir aux décideurs politiques et aux gestionnaires des données probantes pour : l’amélioration de la formulation et de la mise en œuvre des politiques publiques, la lisibilité et la cohérence de l’action gouvernementale et la fourniture de services publics de qualité aux populations. Le gouvernement vient de faire un pas de géant dans la planification à long terme du développement. Grâce au travail rigoureux du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané et des cadres de son ministère, ce projet a été conduit à bon port.

Les parlementaires, tous bords confondus, n’ont d’ailleurs pas hésité à adopter à l’unanimité cette loi-cadre dont la qualité ne fait l’ombre d’aucun doute. En avant pour le développement durable avec la loi-cadre qu’on aurait pu, par emprunt langagier à la tradition française, baptiser, loi-cadre Abt.

B. K. S

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