Pour vente d’une parcelle appartenant à autrui à Glo-Djigbé : un homme de 78 ans traduit en justice

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Plusieurs dossiers étaient inscrits au rôle de la chambre correctionnelle de la Cour spéciale des affaires foncières lors de son audience de ce lundi 29 juin 2026. Parmi eux figurait une affaire de vente d’une parcelle appartenant à autrui dans l’arrondissement de Glo-Djigbé, commune d’Abomey-Calavi.

Le prévenu, A. Bodé, un homme de 78 ans, est poursuivi pour avoir vendu, en 2013, une parcelle à dame Christine K. Or, selon les éléments exposés à la barre, il n’était pas pleinement propriétaire du bien au moment de la transaction.

En réalité, A. Bodé avait lui-même acquis cette parcelle auprès d’un certain Aziz, sans toutefois avoir réglé l’intégralité du montant convenu pour cette acquisition. Malgré cette situation, il a procédé à la revente du terrain à Christine K. Le litige a éclaté lorsque l’acquéreuse a découvert qu’une autre personne avait entrepris des travaux de construction sur la parcelle et y avait installé une plaque. Interpellé, ce dernier lui aurait expliqué avoir acheté le même terrain auprès du sieur Aziz, présenté comme le propriétaire initial.

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Estimant avoir été lésée, Christine K. a saisi la justice et réclame le remboursement de 2,5 millions de FCFA. À la barre, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a sollicité un règlement à l’amiable. À la surprise générale, il a remis séance tenante la somme de 2 millions de FCFA, représentant une grande partie des 2,5 millions de FCFA réclamés par la plaignante. Le montant a été remis à cette dernière devant la Cour.

Toutefois, cette évolution n’a pas mis un terme à la procédure. Les juges se sont interrogés sur la rapidité avec laquelle le prévenu a pu mobiliser une telle somme alors qu’il n’avait pas encore comparu devant la juridiction. Estimant que cet élément était susceptible d’éclairer davantage les circonstances de l’affaire, la Cour a décidé de renvoyer le dossier afin de poursuivre les vérifications avant de se prononcer sur le fond. À l’issue des débats, la juridiction a mis l’affaire en délibéré provisoire afin d’approfondir certains éléments.

L.T.

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