Police Républicaine : 5 policiers déposés en prison, identités et raisons

0 87

Dans la lutte farouche et sans merci contre la cybercriminalité au Bénin, la Brigade Économique et Financière (BEF) porte souvent mains fortes à l’Office Central de Répression de la Cybercriminalité (OCRC). Cette brigade est obligée de traiter aussi des dossiers dans lesquels sont impliqués des fonctionnaires de la police républicaine.

Parmi ces disciplines de (DGPR) Soumaïla Allabi Yaya, il y en a qui s’adonnent sans inquiétude ou parfois sont accusés des actes de complicité et d’escroquerie avec des présumés cybercriminels détenus en prison. Malgré que cela soit interdit par la loi, ces agents se permettent d’échanger avec des prisonniers en détention qui disposent de téléphone. De même, ils prennent le devant pour recevoir des transferts monétaires pour le compte de ces détenus. Selon les informations obtenues de manière exclusive par votre web média LE POTENTIEL, après plusieurs semaines d’enquête minutieuse, la Brigade Économique et Financière (BEF) est arrivée à mettre la main sur cinq (05) policiers cités de plain-pied dans cette affaire. Il s’agit des agents Fréjus WOROU, Emmanuel SOWANOU, Toussaint B. BIAOU, Pierre ALITCHAOU et de Semiou KETOUNOU. Présentés au procureur spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) ce vendredi 2 juin 2023 par la brigade économique et financière, ils ont été déposés en prison, renseigne une autre source de votre web média.

Banniere carrée

Ces 5 policiers qui ont été relevés d’ailleurs de leur fonction en mars dernier, sont accusés de gérer des transactions financières et d’offrir des avantages au détenu Ernaud KAKPO, en prison pour des faits de cybercriminalité. Il faut rappeler que pour soupçon de cybercriminalité avec un détenu, 9 autres policiers étaient en garde-à-vue depuis une semaine et ont été écoutés le jeudi 1er juin 2023 par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet).

Après les auditions, six (06) ont été placés sous mandat de dépôt et les trois autres ont été mis sous convocation. Ils vont séjourner à la maison d’arrêt de Missérété en attendant leur procès, qui aura lieu le 26 juin 2023. De belles preuves que la CRIET veut en découdre également avec les agents de police complices des gaymans et indélicats dans cette lutte contre la cybercriminalité.

Ulrich ZINSOU

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!