Lutte contre la criminalité foncière au Bénin : Komlan Tokandji Houedako, patron de Dôkün Sarl en prison

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Le parquet de la Cour spéciale des affaires foncières (Csaf) attend un «gros client» ce vendredi 03 juillet 2026. Il s’agit de Komlan Tokandji Houedako, fondateur et directeur général de Dôkün Sarl, une entreprise spécialisée dans le secteur immobilier. La comparution de Komlan Tokandji Houedako devant cette juridiction spécialisée retient les attentions dans l’opinion publique. Interpellé le mercredi 1er juillet puis placé en détention préventive en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par un juge de la Cour spéciale des affaires foncières (Csaf), Komlan Tokandji Houedako est poursuivi pour des faits présumés de stellionat et d’association de malfaiteurs. A ce stade de la procédure, ces accusations font l’objet d’un examen minutieux auprès des agences judiciaires. Selon les premiers éléments du dossier, l’affaire trouve son origine dans une opération immobilière portant sur une parcelle acquise par un tiers pour plusieurs dizaines de millions de francs CFA. L’acquéreur aurait effectué le paiement par l’intermédiaire de Dôkün Sarl avant de se retrouver, selon les déclarations versées au dossier, sans jouissance du bien et sans remboursement des sommes engagées. Ces éléments constituent le fondement des poursuites actuellement engagées. Ce vendredi, la présentation du mis en cause suscite un vif intérêt au sein des acteurs du secteur foncier. Les prochaines étapes de la procédure seront particulièrement observées, tant par les professionnels de l’immobilier que par les citoyens, qui attendent que toute la lumière soit faite sur les faits dénoncés. Tant la parcelle concernée serait introuvable. Où est donc cette parcelle ? A-t-elle une existence réelle et si par extraordinaire ce n’était pas une parcelle fictive, cette parcelle pouvait-elle fait objet de vente ? Autrement, d’autres propriétaires de la même parcelle n’existent ils pas ? Malheureusement, ce sont des questions qui viennent à l’esprit face à de tels dossiers.

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Cerveau de la mafia et soif de justice

Dans ce dossier, plusieurs voies s’élèvent avec un ton assez critique. Si la victime attend justice et réparation des préjudices subis dans une affaire qui a tout l’air d’une magouille foncière, les spécialistes de droit foncier mettent à l’épreuve la capacité de la justice béninoise à appliquer la loi, et ce, quelqu’en soit le statut des mis en cause. Si ce débat est ouvert, peut-être avec une certaine précocité, c’est bien en raison du réseau relationnel dont on crédite le fondateur de Dôkün Sarl, Komlan Tokandji Houedako. Déjà, le mandant d’arrêt signé depuis mi juin 2026 n’a pu être exécuté que le 1er juillet 2026. En plus de ce fait qui interroge plus d’un, certaines confidences obtenues par Le Potentiel auprès de certaines sources bien avisées, laissent croire que Komlan Tokandji Houedako, lui-même, ne fait que narguer les plaignants dans les procédures judiciaires qui l’accablent en matière foncière. Pour soutenir cette analyse, nos sources s’interrogent sur les raisons qui pourraient expliquer ce temps long qui sépare la date d’émission du mandat d’arrêt et la date de l’exécution dudit mandat. Ensuite, des interrogations adressent aussi les choix fait par l’appareil judiciaire de ne mettre que sous contrôle judiciaire un co-accusé dans cette affaire de parcelle acquis avec plusieurs dizaines de millions FCFA ? La justice serait-elle otage des relations privilégiées ou de l’influence du fondateur de Dôkün Sarl ? Désigné par certaines sources comme le  » cerveau qui maîtrise l’appareil judiciaire » même s’il jouit encore, à ce stade, de la présomption d’innocence, Komlan Tokandji Houedako devra se défendre dans cette affaire qui donne des tournis à l’acquéreur dont le seul crime a été de faire confiance à la société Dôkün Sarl. Depuis sa création, la Cour spéciale des affaires foncières s’est vu confier la délicate mission d’assainir un secteur longtemps marqué par des litiges complexes et des pratiques frauduleuses. Les actions engagées par cette juridiction spécialisée sont suivies avec attention par une opinion publique qui espère que chaque dossier sera traité avec rigueur, impartialité et dans le strict respect du droit. L’audience annoncée pour ce vendredi est donc attendue comme une étape importante de cette procédure. Au-delà du sort réservé au patron de Dôkün Sarl, c’est la capacité des institutions judiciaires à conduire jusqu’à leur terme les dossiers sensibles liés au foncier qui sera une nouvelle fois observée. L’enjeu, pour les victimes comme pour les personnes mises en cause, demeure le même. La justice devrait se prononcer en toute indépendance, sur la seule base des faits et des preuves.

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